JUDICIAIRE

Trop bavard, le GSM fait tomber tout le trafic, seule fille, elle a vécu l’enfer en section boucherie… 10 étonnantes affaires judiciaires survenues en Wallonie

Trop bavard, le GSM fait tomber tout le trafic, seule fille, elle a vécu l’enfer en section boucherie… 10 étonnantes affaires judiciaires survenues en Wallonie

IlluEDA Florent MAROT

Trouvé par hasard dans un parc, un GSM va permettre à la police de démanteler un trafic de stupéfiants; Il aura fallu 6 ans pour qu’une jeune fille ayant été harcelée dans la section boucherie de son école puisse venir s’exprimer au tribunal… Découvrez ces histoires survenues cette semaine dans les tribunaux en Wallonie.

 

 

Conflit de voisinage, vol, infraction au code de la route, agression, autant de motifs de se retrouver face au tribunal. S’il existe une multitude d’alternatives pour l’éviter, force est de constater que nos tribunaux sont pleins. Face à ces hommes et ces femmes pris en défaut: un juge. À lui de juger les arguments de chacun pour ensuite opter pour la compréhension, le sermon et parfois la punition.

L’Avenir vous invite à découvrir ces petites scènes insolites de vos tribunaux mais aussi de véritables tranches de vie.

 

1.Particulièrement bavard, le GSM, trouvé, fait tomber tout un trafic

 

Il est des enquêtes ardues, et d’autres touchées par la grâce divine. C’est le cas dans ce dossier de trafic de cannabis et d’héroïne à Rochefort, entre septembre 2017 et octobre 2018.

Tout débute par un fait peu banal: la découverte fortuite par la police d’un GSM dans les allées du Parc des Roches. Et le smartphone se met rapidement à table. Il faut dire que son propriétaire, peu précautionneux, a tout fait pour qu’il en soit ainsi.

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2.«U ne fille dans un endroit de mecs»: l’enfer en section boucherie

 

Il y a fallu six années pour que ce dossier soit enfin plaidé au tribunal correctionnel: une jeune fille avait déposé plainte contre X pour harcèlement scolaire au sein de l’établissement Val-ITAM à Tournai.

Bien que l’enquête ait démontré qu’ils étaient beaucoup plus à participer au harcèlement, seuls les élèves majeurs à cette époque peuvent être prévenus en correctionnel. Ainsi, trois jeunes hommes, deux de 24 et un 29 ans, ont comparu ce jeudi pour ces faits qui leur sont reprochés.

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La citation de la semaine

 

 

Vous aviez quatre ans quand la guerre civile a éclaté dans votre pays (NDLR: le Rwanda). Vous étiez un adolescent de 16 ans quand le génocide a cessé et que vous avez fui pour vous installer en Belgique. Nous savons que vous avez assisté à des choses atroces et que vous avez été marqué par la violence que vous avez vécue. Vous devez vous faire aider pour en parler, pour sortir tout cela.

 

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3.Un ancien terroriste menaçant au centre Fedasil de Senonchamps

 

Atmosphère tendue au tribunal correctionnel de Neufchâteau. Pourtant le prévenu, plutôt maigre, affichant une longue barbe blanche, n’a pas l’air bien dangereux. Il est poursuivi pour des menaces verbales et par geste. A priori pas de quoi justifier la présence de trois policiers à ses côtés, qui semblent bien plus sur leurs gardes que face à n’importe quel autre détenu.

C’est que l’homme présente un lourd antécédent: il a été condamné en 2018, à Bruxelles, à trois ans de prison, pour appartenance à un groupe terroriste en 2014 et 2015. Il est parti en Syrie et a prêté allégeance à l’État islamique. Sur les réseaux sociaux, il a notamment posé armé d’une kalachnikov.

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4.Train, toilettes et propos racistes?

 

Une accompagnatrice de train est poursuivie à Arlon pour avoir tenu des propos racistes dans le train, à Aubange. «C’est totalement injuste, ce qu’on me reproche, ça me rend malade, cette histoire.» Mais c’est parole de l’une contre parole des autres.

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5.Quand les images laissent planer un doute

 

Le 21 septembre 2019, alors qu’elle a laissé son sac à main dans la cuisine du magasin JBC de Wavre, une employée s’aperçoit que son portefeuille a disparu. Comme une caméra de surveillance filme aussi ce qui se passe dans les réserves, les images seront visionnées. La police parvient à identifier une habitante d’Uccle.

Mais cette dernière est finalement acquittée.

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6.Mise au vert avec poudre blanche

 

Un couple s’est fait arrêter en mai avec des drogues de toutes sortes. Il imaginait un périple en Scandinavie. C’est en cellule qu’il termine.

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On vous raconte la suite

Des peines de prison pour la prise d’otage en France

Un jeune homme avait été pris en otage et retenu en France. Son ravisseur le soupçonnait de l’avoir volé. La victime en reste traumatisée.

Le tribunal correctionnel de Tournai, a prononcé des peines allant de prison contre 4 hommes et 2 femmes impliqués dans cette prise d’otage et séquestration.

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Il avait emprunté un Bobcat pour faire un terrain de boules

«L’alcool est toujours à l’origine des faits», peut-on lire dans le jugement rendu ce jeudi par le tribunal correctionnel à l’encontre d’un Hutois de 38 ans, poursuivi notamment pour un fait insolite. C’est effectivement alcoolisé que le prévenu avait été surpris, dans la soirée du 4 avril 2020, au volant d’un Bobcat, dans un quartier sur les hauteurs de Huy. Intercepté par la police, l’homme avait expliqué qu’il voulait juste emprunter l’engin le temps… de construire un terrain de pétanque chez sa compagne, à deux pas de là.

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Les victimes n’étaient pas des oies blanches

Le 28 août 2016, la brocante de Jemelle se clôturait de manière chahutée. En cause, une vive altercation survenue dans une rue du village sur le coup de 18 h. Elle opposait deux familles sur fond de conflit de voisinage vieux de plusieurs années. Les victimes n’étaient peut-être pas auxquelles on pense.

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Le saviez-vous? Il existe un «privilège de juridiction»

Le juge Monin vient d’être condamné à 5 ans de prison ferme

L’arrêt de la 1re chambre correctionnelle de la cour d’appel de Liège est tombé comme un couperet le 4 décembre dernier mais l’info n’avait, jusqu’ici, pas filtré. Luc Monin, le juge dinantais – suspendu –, a été condamné à 5 ans d’emprisonnement ferme par défaut, c’est-à-dire en son absence. Il a été notamment reconnu coupable de recel d’avantages patrimoniaux et de blanchiment.

En tant que magistrat, L. Monin bénéficie de ce qu’on appelle dans le jargon judiciaire un «privilège de juridiction». C’est-à-dire que son dossier est instruit par un juge de la cour d’appel du ressort. Laquelle est saisie du dossier au fond, en cas de renvoi correctionnel.

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