Bardages, d’autres choix sont possibles

Bardage

Si le bois garde la cote pour son aspect naturel, le métal pour des projets plus avant-gardistes, une multitude d’autres solutions sont proposés aux particuliers avec des lames en PVC ou en fibres-ciment, la pierre naturelle, les ardoises ou encore la terre-cuite.

Le bardage en terre-cuite est souvent utilisé pour les immeubles de bureau ou autres, mais il convient également à de plus petits projets comme des maisons de particulier. Ce sont en fait des tuiles de façade qui se fixent sur des rails en aluminium ou sur un lattage en bois. Tous les grands fabricants de tuiles pour toiture ont dans leur assortiment des tuiles de façade qui possèdent identiquement les mêmes caractéristiques techniques qu’une tuile de toiture avec des choix de teinte comparables. Une même teinte pour toutes les tuiles donnera un effet très uniforme et lisse, un mélange des teintes (rouge et ocre par exemple) donne aussi un aspect visuel intéressant en animant plus la façade. L’alternance des teintes permet de customiser une façade à l’envi, à condition que le projet soit accepté par le service d’urbanisme. La tuile en terre-cuite se caractérise en outre par sa durabilité, son étanchéité et par ses qualités isolantes. C’est également le cas pour le bardage en ardoise naturelle. L’ardoise est une pierre schisteuse utilisée depuis des siècles en toiture, elle trouve également sa place en recouvrement de façade. L’ardoise est un matériau non-preux, naturellement imperméable et incombustible. L’ardoise naturelle est cependant assez chère puisqu’elle se négocie parfois jusqu’à 200 euros le m² tout en nécessitant une technique de pose difficile à appréhender par un particulier. Si vous aimez l’aspect somme toute assez brut de l’ardoise, rien n’empêche d’utiliser des ardoises synthétiques. Elles sont essentiellement en fibres-ciment, un mélange de fibres naturelles et de ciment. Leurs dimensions sont régulières et leur pose est plus simple qu’une ardoise naturelle. Une ardoise synthétique coûte jusqu’à 40% de moins qu’une ardoise naturelle.

L’esthétique du bardage métallique

Le métal se veut être un produit écologique dans la mesure où il est recyclable, quasi à l’infini. Dans des projets de rénovation et même dans des constructions neuves, il singularise une façade en lui offrant un aspect visuel qui tranche délibérément avec des projets plus traditionnels. En rénovation, il nécessitera toutefois un permis d’urbanisme puisqu’il modifie l’aspect initial de la façade. En construction neuve, il est intégré dès le départ dans la demande de permis. Le bardage métallique (acier, aluminium, zinc) se pose verticalement ou horizontalement et est décliné en plusieurs teintes et surfaces : lisse, ondulé, à motifs ou nervuré. Le bardage métallique est assez coûteux, de l’ordre de 80 euros par m² (prix hors-pose) mais il présente l’indéniable avantage d’être durable dans le temps tout en ne nécessitant pas beaucoup d’entretien. Il ne devra pas, à l’instar du bois, être poncé ou retraité. La plupart du temps, un nettoyage à l’eau claire avec un produit ménager est suffisant pour lui redonner un éclat neuf. Les endroits les plus exposés aux intempéries ou à l’humidité facilitent toutefois la prolifération de mousses ou d’algues. Dans ce cas, il faudra utiliser un produit plus spécifique. Une inspection annuelle doit cependant être pratiquée pour prévenir les risques de corrosion, notamment près des joints.

Une réglementation assez souple

En Wallonie, de manière simplifiée, une façade peut être modifiée sans permis d’urbanisme à condition que le nouveau parachèvement présente le même aspect extérieur et que l’accroissement d’épaisseur n’excède pas 30 cm. Un produit différent appliqué sur une façade mais de couleur identique à la couleur d’origine ne nécessite pas de permis. Si la couleur change, il faut obtenir un permis d’impact limité sans architecte. Il est à noter que la dispense de permis n’est pas accordée si elle déborde sur le domaine public, même si l’accroissement d’épaisseur est inférieur à 30 cm. En effet, le CoDT ne dispense pas de respecter d’autres réglementations, notamment celle qui impose de respecter l’alignement en matière de voiries régionales. Pour un dispositif de façade empiétant sur le domaine public communal, une autorisation doit être demandée au collège communal. Avant de débuter vos travaux assurez-vous donc bien auprès du service communal d’urbanisme que vous respectez les conditions pour être dispensées de permis.

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