NATIONALE 1

Jean-Paul Lacomble : « Tout mettre en œuvre pour que Liège – Anderlecht se joue »

Le président du FC Liège Jean-Paul Lacomble a évoqué plusieurs dossiers au micro du club sang et marine. Extraits.

Actif en Nationale 1 (l’ancienne D1 amateurs, soit le 3e échelon de notre football national), le RFC Liège fait partie de ces clubs qui font face à d’importantes dépenses, mais sans bénéficier d’une manne financière notamment issue des droits TV, comme c’est le cas pour les clubs de Pro League par exemple. Une situation compliquée en temps normal, mais davantage encore à l’ère du Covid-19. Alors qu’on ignore quand les championnats reprendront et comment le match de Coupe entre le matricule 4 et Anderlecht pourra avoir lieu, le président Jean-Paul Lacomble s’est livré au sujet de plusieurs points sur le site web du club et sa web-télévision: RFCL TV.

Le FC Liège, un club à l’arrêt depuis le 11 octobre?

«Quasiment à l’arrêt, si je peux apporter une nuance. Nos jeunes jusqu’à 12 ans ont conservé le droit de s’entraîner. Et nous, en tant que club, nous avons trouvé l’équilibre entre la réduction des contacts sociaux, comme demandé, mais aussi le besoin de pratiquer du sport des plus jeunes. On a donc réduit le nombre d’entraînements, mais nous ne sommes pas à l’arrêt, car même sans rentrées financières on garde une activité pour nos jeunes. Pour le reste, oui nos activités sont à l’arrêt avec toutes les conséquences financières qui en découlent. Et avec le combat quotidien que l’on mène pour être en mesure de reprendre dès qu’on pourra reprendre et garantir l’avenir à moyen terme de ce club. Car cette saison-ci est d’ores et déjà foutue mais il y en aura une suivante. Et il faudra être là, encore plus fort.»

Quid du court terme?

«On veut reprendre dès que possible, mais en gardant à l’esprit que ce sera quand la situation sanitaire le permet. On ne fermera jamais les yeux sur ça pour le plaisir de jouer ou de voir un match de football. Par contre, dès qu’on peut, on veut. Et ça vaut pour le match de Coupe du 10 janvier qu’on a l’intention de tout faire pour jouer. Pareil pour le championnat: dès qu’on peut, on veut reprendre le plus vite possible.»

Quand pourra-t-on rejouer?

«C’est le fil rouge de nos réflexions car il suffit de voir les paiements effectués chaque mois pour ce rendre compte que nous sommes un club, mais aussi une entreprise. On est d’abord un club de football mais on ne peut pas faire sans logique financière sans quoi on ira à la catastrophe comme par le passé. S’il n’y avait que le financier, on ne se proclamerait pas club de football, car c’est notre activité mais surtout ce qui passionne et motive des milliers de personnes autour de nous. Voilà pourquoi, quand on a l’honneur d’être qualifié pour les 16e de finale de la Coupe de Belgique et l’honneur de devoir affronter le club le plus titré de Belgique (Anderlecht), on ne s’assied pas autour d’une table pour voir à quelles conditions on accepterait de ne pas jouer. Nous, on part du principe qu’on va jouer ce match, qu’on souhaite le jouer et tout mettre en œuvre pour ça. On aurait voulu accueillir 4250 personnes à Rocourt et que ce soit une soirée de gala en plus d’une bonne opération financière, mais on sait que ce ne sera pas ça. Néanmoins, on doit aux joueurs, annonceurs, partenaires et supporters (même à la télévision) de tout mettre en œuvre pour que ce match ait lieu.»

Et le championnat?

«Il y a une série de discussions entre les clubs, entre ceux qui veulent reprendre dès que possible (et dont nous faisons partie), ceux qui veulent attendre et ceux qui réfléchissent déjà à une saison blanche. Nous, on veut reprendre, même sans buvette ou sans supporters. On est un club de football et on doit ça à nos joueurs: tenter de disputer ce championnat. Mais on respecte les points de vue et on ne va pas jouer seuls…»

Quel avenir pour le matricule 4 à moyen terme?

«Tout bouge pour l’instant. Des discussions sont en cours sur les licences, les infrastructures, la continuité financière. Beaucoup de clubs ont du mal à faire les budgets puisqu’on ne sait pas si on pourra jouer ou pas. Il y a aussi la licence: on l’avait dit avant tout ceci, Liège veut obtenir la licence D1B. Même si, outre le Covid, la D1B à huit où les clubs tombent en faillite les uns après les autres, ça pose question. Ce n’est pas le format idéal. Pour l’instant, tout est ouvert sur cette série, en termes de composition, de mesure transitoire. Reste à savoir si les choses se mettront en place dès la saison prochaine, ou à partir de la suivante… Il faut d’abord voir si les championnats peuvent reprendre ou pas, évidemment.»

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