ENSEIGNEMENT

Enseignement | «La ministre a volé le débat des mains des étudiants»

Enseignement | «La ministre a volé le débat des mains des étudiants»

L’enquête, envoyée,à la demande de la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny, est dirigée de sorte que les réponses poussent à une modification du décret, selon les organisations étudiantes. BELGA

Décret organisant la représentation étudiante: une enquête a été envoyée, à la demande de la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny, à l’ensemble des conseils étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin d’évaluer ce décret.

Les conseils étudiants ont dénoncé ce vendredi un manque d’objectivité et de démocratie dans le processus d’évaluation du décret organisant la représentation étudiante.

Le 27 novembre dernier, une enquête a été envoyée, à la demande de la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny, à l’ensemble des conseils étudiants de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin d’évaluer ce décret, qui régit la représentation étudiante tant au niveau local qu’au niveau de la Communauté française, définit les missions des représentants étudiants et fixe leurs ressources et obligations.

Ce n’est pas une évaluation mais une attaque du décret participation

Cette enquête est dirigée de sorte que les réponses poussent à une modification du décret, estiment les organisations étudiantes. «Sur le fond, le questionnaire est biaisé. Ce n’est pas une évaluation mais une attaque du décret participation», affirme Mathilde Fraipont, coprésidente de l’AGL, association des étudiants de l’UCL.

«La ministre a volé le débat des mains des étudiants», insiste Martin Stassens, président de l’ORE, organisation représentative des étudiants de l’université de Mons. L’organisation de la représentation étudiante ne peut pas être discutée dans un simple questionnaire, cette discussion doit s’inscrire dans un débat démocratique, estiment les représentants étudiants. Ils jugent par ailleurs mal choisi le moment pour lancer cette enquête, en pleine crise Covid.