MARCHE-EN-FAMENNE

Une vitrine éphémère à Marche pour montrer les créations du FabLab et de l’ASBL 3B

Le laboratoire de fabrication de l’e-Square et l’ASBL 3B exposent leur savoir-faire dans une vitrine éphémère, la FAB’rique & BROC.

Non, un nouveau magasin n’a pas vu le jour à Marche avec la réouverture des commerces dits non essentiels. Et pourtant, une nouvelle vitrine attire la curiosité, à l’angle entre la rue du Commerce et le piétonnier, dans l’ancien Pantashop. Il s’agit d’une vitrine éphémère, la FAB’rique & BROC, du FabLab de l’e-Square et l’ASBL 3B.

Vases, bijoux, lampes, stickers, sculptures et on en passe, ont envahi l’espace jusqu’au 26 janvier, loué par la Ville, via l’ADL, à un privé. En plus de son caractère éphémère, la FAB’rique & BROC, se différencie d’une boutique classique, en ce sens qu’aucun objet n’est à vendre.

C’est une vitrine dans tous les sens du terme qui s’offre au regard du passant. «On propose une publicité en 3D de ce qui est réalisable au FabLab, un échantillon de ce qu’on peut y produire, dans des matières aussi variées que le bois, carton, plexiglas ou plastique» explique Séverine Schonne, de l’e-Square. «Notre volonté est de promouvoir le concept du FabLab et inciter les gens à venir réaliser leurs propres pièces.»

L’e-Square, rappelons-le, est le centre de créativité numérique crée par la Ville de Marche, au complexe Saint-François, et rassemble un espace de coworking, des salles de réunion et donc le FabLab. «Le FabLab est un atelier partagé mettant à disposition des outils et machines, principalement à commandes numériques, pour permettre à tous, citoyens, entreprises ou ASBL, d’apprendre à réaliser ses pièces, mais aussi reproduire des pièces que l’on ne trouve plus dans le commerce», rappelle aussi Séverine Schonne. «Aucune compétence n’est requise, c’est vraiment accessible à tout le monde. Chacun crée à son rythme, avec un accompagnement.»

Meubles rénovés

Cette vitrine est donc aussi le fruit d’un partenariat tout aussi éphémère entre l’e-Square et l’ASBL 3B. L’ASBL 3B, dont la mission principale est l’insertion socioprofessionnelle, donne une seconde vie à de nombreux objets, dont des meubles, qui ont aussi envahi la FAB’rique & BROC. Et ne sont pas de trop pour aussi accueillir des objets toujours très esthétiques du FabLab, et bel et bien à vendre pour leur part. «La vitrine fait la part belle à la créativité et l’économie circulaire», déclare Séverine Schonne. «Les deux ASBL misant sur leur savoir-faire et voulant le faire savoir, c’est tout naturellement que cette collaboration s’est concrétisée»

Pour André Bouchat, nous avons tous une part de créativité

Outre les meubles de 3B, un autre objet occupe belle une place dans la FAB’rique & BROC, La Boîte de Jazz qui depuis janvier 2018 s’accorde avec d’autres œuvres lui faisant face le long du boulevard urbain, les violons de l’école internationale de lutherie. Qu’on se rassure, l’imposante œuvre de l’artiste arlonaise Catherine Lhoir n’a pas déménagé à la rue du Commerce. Mais le FabLab l’a reproduite à l’identique, en modèle réduit certes.

On sait à quel point La Boîte de Jazz résonne dans le cœur d’André Bouchat, comme d’ailleurs l’e-Suare et son FabLab. «Cette vitrine montre qu’il ne faut pas être un pro du design ou de la programmation pour s’y mettre, nous avons tous une part de créativité», clame le maïeur marchois. «Le FabLab encourage la créativité, et est un partage extraordinaire de connaissances et relationnel, entre gens de tous âges, toutes les couches socio-économiques,…»

André Bouchat ajoute: «Le FabLab marche très bien. On pourrait se demander pourquoi on fait sa mise en valeur. Mais cette vitrine est une idée géniale, pour mettre en avant un remarquable savoir-faire.»

«Rien à envier à Liège ou Namur»

Le bourgmestre insiste: «À Marche, les technologies numériques n’ont rien à envier à Liège ou Namur. Marche est une des communes wallonnes les mieux équipées. Le numérique est une façon de promouvoir l’emploi en Wallonie et respecter l’environnement, et avec le confinement, est plus que jamais partout. L’Agence wallonne des Télécommunications a considéré Marche comme ville pilote sur le plan du numérique. On a toujours fait le maximum. Je pense par exemple à la pose de fibre optique pour la vidéo surveillance, ou avec la crise, la mise à disposition d’ordinateurs à toutes les écoles, et la conception par le FabLab de 2 500 visières en plastique.»