SANTÉ

VIDÉO | Coronavirus: «Le point central de l’épidémie se déplace en Flandre»

Heureux de constater que les récents efforts des Belges portent leurs fruits, l’Institut de santé publique espère que les tendances à la baisse vont se poursuivre aussi bien qu’en Wallonie actuellement.

«C’est avec plaisir que je peux vous dire que tous les indicateurs sont toujours à la baisse.»

Moins 29% des cas confirmés de Covid-19, moins 28% des admissions à l’hôpital et moins 26% des décès «Covid». Comme l’ensemble du personnel médical et des autorités, Yves Van Laethem se réjouit de la tendance généralisée à la baisse observée en Belgique durant les sept derniers jours. «Si nous continuons au rythme actuel, nous pourrions atteindre 800 nouveaux cas par jour et 75 nouvelles hospitalisations par jour à la Noël», a même estimé le porte-parole interfédéral «coronavirus» lors de la conférence de presse organisée ce mercredi par Sciensano.

Autant de nouvelles décrites comme «favorables et réconfortantes» qui sont la conséquence, entre autres, d’un certain retour au calme en Wallonie et à Bruxelles.

En effet, comme le constate l’Institut de santé publique, les régions les plus touchées au début de la 2e vague enregistrent toujours une baisse plus importante des indicateurs «Covid». Exemple avec le Hainaut qui n’est plus, en termes de cas absolus, la province la plus touchée par le virus puisque la Flandre orientale et Anvers la précèdent désormais.

«Le point central de l’épidémie se déplace désormais vers la Flandre», résume Yves Van Laethem qui précise toutefois que les chiffres sont, dans l’ensemble, beaucoup moins inquiétants qu’il y a un mois.

 

Mieux comprendre les chiffres dans leur globalité

Bien que le Hainaut enregistre moins de contaminations au coronavirus que d’autres régions du pays, la province wallonne reste la plus touchée en termes d’incidence.

Concrètement, pour 100.000 habitants, 464 cas avérés de Covid-19 ont été observés dans le Hainaut durant les sept derniers jours, contre 445 dans le Luxembourg, 376 à Liège, 338 sur l’ensemble de la Belgique, 354 en Flandre orientale et «seulement» 291 à Anvers.

Ce qui signifie que, si la situation a beau s’améliorer plus rapidement dans les provinces wallonnes et dans le Hainaut en particulier, le sud du pays reste proportionnellement toujours plus impacté par la 2e vague de la pandémie.

 

Reste que «nous n’avons pas encore atteint la zone de sécurité», tempère Yves Van Laethem. C’est que, sans se montrer inquiet pour autant, quelques tendances macroscopiques retiennent l’attention du virologue et de ses confrères.

Ainsi, Sciensano a constaté «un ralentissement de la diminution» du nombre de cas avérés de Covid-19. Une diminution de moitié tous les 14 jours (contre 11 jours précédemment) «qui peut s’expliquer par un élargissement du testing» aux asymptomatiques, estime le porte-parole interfédéral.

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De même, l’Institut de santé publique promet de suivre très attentivement les chiffres liés aux pré-ados. Et pour cause, dans cette tranche d’âge, «on observe une augmentation de 4 à 5%» des cas positifs avérés.

«Depuis la mi-novembre, on observait une certaine stabilité des cas «Covid» chez les enfants. Désormais, on observe une petite augmentation, confirme Yves Van Laethem, rassurant mais prudent à la fois. Ça ne doit pas susciter d’inquiétude car on ne se trouve pas devant un foyer important (les chiffres absolus restent faibles, NDLR) qui peut être à risque pour l’ensemble de la population […] Mais il faut garder cette tendance à l’œil.»