CORONAVIRUS

Tous ces efforts ont été utiles et permis de contrôler l’épidémie, estime Paul Magnette

Tous ces efforts ont été utiles et permis de contrôler l’épidémie, estime Paul Magnette

Paul Magnette BELGA

Les efforts consentis depuis un mois ont permis un contrôle de l’épidémie, a rappelé mardi le président du PS, Paul Magnette.

Le socialiste francophone regrette toutefois les propos du ministre de la Santé, le socialiste flamand Frank Vandenbroucke, sur le «choc» psychologique que devait provoquer la fermeture des commerces. Interrogé par «La Première», la «Libre» et les journaux de SudPresse, il les a jugés maladroits.

«On voit que ces mesures ont été efficaces. C’est vraiment regrettable qu’apparaisse cette polémique. On donne l’impression que des personnes ont fait des efforts pour rien alors que ça n’est pas vrai. Tous les efforts faits ont été utiles, ils ont permis de contrôler l’épidémie», a-t-il souligné.

Une «lumière» apparaît enfin «au bout du tunnel», qui permet d’espérer un retour à une vie plus normale au printemps dès lors que l’hiver et la deuxième vague seront surmontés, a-t-il ajouté.

Lundi, la polémique a été vive, notamment dans la majorité gouvernementale où plusieurs élus du MR s’en sont pris à M. Vandenbroucke et à sa communication.

S’il regrette également les propos du ministre de la Santé, le vice-président du PS, Philippe Close, a pris la défense de son action. «Reconnaissons le boulot du ministre de la Santé. Regardez aujourd’hui: la Belgique est dans le top 10 de la gestion de la crise. Arrêtons de croire que l’on a un ministre qui veut le mal des indépendants. Cette chamaillerie ne grandit pas le monde politique, on demande aux Belges de se mobiliser et on se chamaille entre nous, ça n’est pas bon», a-t-il dit sur Bel-RTL.

«Le but n’est pas de créer un schisme au sein du gouvernement», a tempéré pour sa part le président du MR, Georges-Louis Bouchez interrogé lundi soir sur LN24.

À ses yeux, un problème se pose dans le partage de l’information. «Les informations ne sont pas toujours partagées avec tout le monde au même moment. On aimerait que ce soit désormais le cas», a-t-il expliqué.

Le libéral souhaite en outre que toutes les décisions puissent se fonder sur une objectivation des lieux de contamination.