TOURNAI

VIDÉO | le cri de détresse d’une jeune esthéticienne tournaisienne

VIDÉO | le cri de détresse d’une jeune esthéticienne tournaisienne

Cette photo, nous l’avons prise à une époque où Laura avait (encore) à cœur de décorer son salon pour Noël… ÉdA

Dans une vidéo poignante, Laura Dalleur – de l’institut de beauté Laura D. – exprime toute la détresse d’une jeune indépendante qui ne peut toujours pas retravailler en raison des contraintes imposées par le gouvernement…

Laura Dalleur, c’est avant tout un sourire. Et une jeune femme qui se bat depuis de nombreuses années pour faire de son institut un véritable havre de paix et de bien-être.

Installée durant un peu moins de 5 ans dans le Piéto, à Tournai, elle a aménagé un tout nouveau studio à la rue de la Wallonie il y a environ deux ans. La jeune femme se démarque en proposant des soins «haut de gamme», à base de produits naturels, mais toujours en toute simplicité.

Au fil du temps, elle s’est forgé une clientèle fidèle et toujours plus nombreuse, si bien que deux autres personnes l’épaulent désormais dans le salon ainsi qu’une stagiaire. Et c’est aussi à ces dernières qu’elle pense car, du jour au lendemain, toutes ces travailleuses se retrouvent sans travail.

Le salon avait déjà dû fermer ses portes entre le 18 mars et le 18 mai, et voilà qu’il doit les refermer depuis le premier novembre et ce, jusqu’au premier février selon les dernières mesures imposées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

«Certes, nous recevons des aides, explique Laura, mais c’est de toute façon insuffisant, ne fût-ce que parce que je dois payer mes impôts rapidement… De plus, au-delà de l’aspect financier, c’est le fait de ne pas pouvoir travailler qui est pesant. Car notre métier apporte du bien-être, non seulement à la clientèle mais également à celles et ceux qui le pratiquent…»

Avec d’autres indépendants qui sont dans la même situation, Laura demande à pouvoir rencontrer le ministre des classes moyennes et des indépendants, David Clarinval, le plus vite possible avec l’espoir de convaincre les autorités d’autoriser une réouverture avant la fin de la période des fêtes.

Sachant que Laura et toutes celles qui pratiquent cette profession, n’ont pas attendu la crise du Covid pour observer des mesures d’hygiène particulièrement drastiques…