BELGIQUE

Tous les changements ce 1er décembre: commerces, piscines et musées rouverts

Tous les changements ce 1er  décembre: commerces, piscines et musées rouverts

Reporters/DPA

Plusieurs changements interviennent ce 1er décembre, conformément aux décisions formulées vendredi dernier par le Comité de concertation. On fait le point.

Réouverture des magasins non-essentiels

Tous les commerces peuvent rouvrir leurs portes dès ce mardi 1er décembre. Cet assouplissement des mesures, annoncé vendredi dernier par le Comité de concertation, est assorti de plusieurs balises.

La durée sera en effet limitée à 30 minutes et une norme d’un client par 10 mètres carrés devra être respectée.

Les règles de base, comme se laver les mains, garder ses distances et porter un masque, sont toujours la norme. Du gel désinfectant pour les mains doit être disponible à l’entrée du magasin et toute personne qui entre dans le magasin doit se désinfecter les mains.

Il faut faire son shopping seul, sauf si on accompagne une personne qui a besoin d’aide. La compagnie d’enfants jusqu’à l’âge de 18 ans inclus est limitée autant que possible.

(Lire ici Du shopping, mais très encadré)

Réouverture des piscines

Conformément aux décisions présentées par le Comité de concertation, les piscines publiques peuvent à nouveau accueillir des nageurs dès ce mardi.

Cette ouverture se fait conformément au protocole du secteur.

Plusieurs piscines ont néanmoins déjà annoncé qu’elles ne rouvriraient pas.

C’est le cas à Huy, tandis qu’à Braine-l’Alleud et Nivelles il y a encore beaucoup d’incertitudes. À Aqualibi, classifié comme «piscine tropicale ou subtropicale», le parc wavrien ne jouira pas d’une autorisation de reprise d’activité. La période d’hivernage peut être avancée.

Réouvertures des musées

Tout comme les piscines, les musées peuvent rouvrir conformément au protocole du secteur. Mais ici aussi, l’annonce de la réouverture a surpris et certains lieux garderont portes closes.

La plupart des musées du nord du pays ne rouvriront pas, nombre d’entre eux invoquant des délais trop courts.

Les musées fédéraux rouvriront: Beaux-arts, Cinquantenaire, Africa Museum, et musée des Sciences naturelles, ainsi que la bibliothèque royale et le planétarium seront ainsi à nouveau accessibles au grand public (lire ici).

Dans tous les cas, il est conseillé de se renseigner avant de se rendre sur place.

Mais aussi…

Outre les mesures dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, un autre changement intervient ce 1er décembre: racheter ses années d’études coûtera plus cher.

Le régime favorable dont disposaient les travailleurs pour racheter leurs années d’études a pris fin ce 30 novembre.

Depuis le 1er décembre 2017, salariés, indépendants et fonctionnaires peuvent racheter leurs années d’études, en tout ou en partie, pour arrondir leur retraite.

En pratique, pour toute année d’études supérieures réussie, il est possible de payer 1.560,60 euros à l’État. Chaque période de 12 mois ainsi rachetée augmente le montant brut de la pension et la cotisation de régularisation est, par ailleurs, déductible fiscalement.

Le montant forfaitaire (1.560,60 euros) ne vaut que si l’on introduit sa demande de rachat dans les 10 ans suivant la fin de son cursus. Mais une période de transition a cependant été prévue pour les travailleurs ayant obtenu leur diplôme avant le 1er décembre 2007. Jusqu’au 30 novembre 2020 inclus, ils peuvent racheter les années à partir de leur 20e anniversaire au montant de la cotisation forfaitaire.

Ce régime préférentiel a disparu. Dès ce 1er décembre, le calcul actuariel devient, en effet, la règle. Il sera toujours possible de racheter ses années d’études mais sans bénéficier du tarif avantageux. Les travailleurs paieront, désormais, la cotisation de base majorée d’un intérêt et d’un coefficient basé sur les tables de mortalité.