Le policier consulte des données privées, le mauvais casting de l’amoureux éconduit… 6 étonnantes affaires judiciaires survenues en Wallonie

Le policier consulte des données privées, le mauvais casting de l’amoureux éconduit… 6 étonnantes affaires judiciaires survenues en Wallonie

L’amoureux éconduit avait demandé à un ami de lancer un cocktail Molotov sur la maison de son ex. ivan kmit – Fotolia

Il affirme que c’est le papa qui a agi et non le policier, mais consulter des données privées est interdit dans les deux cas; 3 footballeurs qui chargent la victime et l’arbitre, l’amoureux éconduit, l’ami maladroit et cocktail Molotov… Découvrez ces histoires survenues cette semaine dans les tribunaux en Wallonie.

Conflit de voisinage, vol, infraction au code de la route, agression, autant de motifs de se retrouver face au tribunal. S’il existe une multitude d’alternatives pour l’éviter, force est de constater que nos tribunaux sont pleins. Face à ces hommes et ces femmes pris en défaut: un juge. À lui de juger les arguments de chacun pour ensuite opter pour la compréhension, le sermon et parfois la punition.

L’Avenir vous invite à découvrir ces petites scènes insolites de vos tribunaux mais aussi de véritables tranches de vie.

1.Le policier consultait illégalement des données privées

«Au début, tout se passait bien avec mon ex-épouse. Puis j’ai été averti par une proche de son nouveau compagnon que ce dernier serait connu pour des faits de violence familiale. J’ai alors pris peur pour mes deux filles et j’ai voulu m’en assurer en consultant les bases de données». Sur le banc des prévenus, le policier n’en mène pas large.

+LIRE LE COMPTE-RENDU

2.Il «emprunte» un Bobcat pour construire un terrain de pétanque

Qui n’a jamais agi sur un coup de tête? Ce Hutois qualifie lui-même son idée de «pari stupide». L’idée de ce soir d’avril 2020? Aller emprunter un Bobcat, stationné sur un chantier plus loin dans la rue, pour le ramener chez sa compagne et s’en servir pour aplanir le terrain en vue d’y aménager un terrain de pétanque.

+LIRE LE COMPTE-RENDU

Citation de la semaine

Que dire, si ce n’est désolé! Je sais que le parquet est un et indivisible, mais je ne m’explique pas comment ce dossier a pu venir encombrer l’audience du tribunal correctionnel. Il est vide. Pas le moindre pet d’indices.

+LIRE LE COMPTE-RENDU

3.Trois footballeurs sur le banc… des prévenus et un arbitre «parti comme un voleur»

Trois jeunes sont prévenus d’avoir frappé un joueur d’une autre équipe. Une scène survenue fin février 2019 sur un terrain de foot situé en province de Liège. À la fin d’un match particulièrement tendu où les cartes jaunes et rouges ont été distribuées à la volée. Les trois joueurs (dont le capitaine d’une des deux équipes) ont été reconnus par la victime et l’arbitre. Problème, selon les avocats des prévenus: «il n’était pas là puisqu’il s’était réfugié dans les vestiaires, “parti comme un voleur” diront des témoins!»

+LIRE LE COMPTE-RENDU

4.Amoureux éconduit, ami maladroit et cocktail Molotov

La trame de ce dossier est une rupture mal digérée. «Du jour au lendemain, elle m’a signifié que c’était fini et mis mes affaires dans une benne», déclare Sébastien. Ce qu’il n’a pas supporté. Selon ses dires, il s’est adjoint les services de Johnny, un ami, pour lancer un cocktail Molotov à l’automne 2013 sur la maison de son ex. Une mauvaise idée et un mauvais choix de casting. Car Johnny serait un tantinet maladroit. C’est du genre Johnny-la-gaffe, voire Johnny-la-bavure. Mandaté précédemment par Sébastien pour voler chez son ex, il s’était déjà trompé d’adresse et avait commis le larcin chez un voisin. Le lancé du cocktail Molotov ne s’est donc pas passé comme prévu.

+LIRE LE COMPTE-RENDU

5.Grosse bisbrouille entre policiers

Un inspecteur arlonais est accusé par son chef de service d’avoir falsifié un document interne pour faire passer son escapade en une mission d’urgence qui aurait pu justifier son excès de vitesse. L’avocate du prévenu insiste surtout sur l’ambiance délétère au commissariat

+LIRE LE COMPTE-RENDU

On vous raconte la suite

L’as de l’inconduite devra prester des heures de travail, sinon ça sera la case prison

À 33 ans, Jérémy n’en est pas à son coup d’essai avec de multiples condamnations pour ivresse, rébellion et outrages, auxquelles s’ajoutent des vols, coups et blessures volontaires, tentative de meurtre, délit de fuite et menaces à plusieurs reprises. Et ce qui l’avait emmené cette fois-là au tribunal: il roulait sans permis ni plaque ni assurance ni contrôle technique, il avait bu… et s’est rebellé.

+LIRE LE COMPTE-RENDU