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Une reprise du Challenge du BW à Pâques?

Marcel Denis aura à cœur de mettre sur pied une édition 2021 du Challenge du BW. Avec un vaccin, un calendrier décalé est une option.

Alors que, d’ordinaire, à cette période de l’année, le calendrier de l’année à venir du Challenge du BW est communiqué aux participants, il n’en est toujours rien. Forcément, les incertitudes liées à la sortie de la crise ne permettent pas aux organisateurs de proposer du concret. Mais cela ne veut pas dire non plus que des pistes ne sont pas envisagées.

Pour sa dernière année à la tête du Challenge du BW, Marcel Denis souhaite en tout cas proposer un challenge complet, pour autant que les voyants soient au vert. «Je ne pense pas que la saison débutera avant Pâques. On a envoyé un message aux organisateurs des manches mais tout le monde attend d’en savoir plus. Les manches d’ouverture de Nivelles, Lillois et La Hulpe arrivent tôt, trop tôt selon moi pour permettre leur tenue, même si on n’a aucune certitude. Le vaccin arrive et j’ose espérer que, une fois la population sera vacciné, cela permettra, avec une attestation, de pouvoir laisser les joggeurs courir des épreuves. On voit énormément de gens faire du sport, les joggeurs attendent avec impatience le retour des compétitions.»

De quoi donc adresser un message clair à toutes les parties concernées. «Notre santé à tous doit être privilégiée et seuls les contacts indispensables sont aujourd’hui autorisés. Voilà pourquoi nous n’avons pas encore organisé la réunion des organisateurs qui, à l’heure actuelle, ne servirait d’ailleurs pas à grand-chose puisque nous ne pouvons pas envisager clairement la saison 2021. Nous savons juste que bien des choses vont devoir vraisemblablement changer dans le fonctionnement du Challenge BW et l’organisation de chaque épreuve.»

Dans les mesures, il est fort probable que le montant de l’inscription devra être revu à la hausse face aux nouvelles contraintes. «Nous réfléchissons aussi beaucoup à l’aspect technique et informatique.»

Les inscriptions préalables devront se généraliser, voire être obligatoires. «On pense au futur du Challenge que nous voudrions voir s’épanouir davantage, grandir encore en qualité après cette pandémie. Nous ne baisserons sûrement pas les bras et nous chercherons à proposer une organisation BW solide et responsable, totalement respectueuse des mesures sanitaires.»

 

À 74 ans, Jean-François Kévers-Leclercq attend la saison 2021

Fidèle participant du Challenge du BW, Jean François Kévers-Leclercq a pris part à toutes les manches en 2019. Il en a été de même avec les trois uniques courses 2020. Le Nivellois a un certain manque cette saison. «Je voue une très grande admiration pour Marcel Denis qui remet le couvert en 2021 pour un an alors qu’il avait annoncé arrêter cette année. Ce qui nous manque, ce n’est pas de courir car cela, on le fait encore de notre côté, mais par contre, au niveau de l’ambiance particulière, il y a un grand vide.»

À 74 ans, Jean François est l’un des plus âgés du Challenge. «J’ai commencé à courir à l’âge de 66 ans pour débuter le triathlon et, dans la foulée, je me suis affilié au NAC. J’ai beaucoup d’endurance mais aucune vitesse. À Wauthier-Braine, les organisateurs pensaient que l’avant-dernier était le dernier. Je me suis donc retrouvé à un moment donné sans balisage et il n’y avait plus personne à l’arrivée quand j’ai enfin terminé la course. Mais pas de souci, j’ai trouvé cela très comique. Tout le monde est toujours très gentil avec moi, c’est très gai cette mentalité du Challenge du BW et moi, cela me manque.»

En 2020, Jean François a changé de stratégie. «Je pars avec les marcheurs, 30 minutes plus tôt, cela évite de faire attendre les braves bénévoles.»

Pour 2021, le Nivellois fonde des espoirs. «On est dans la super prudence. Pourtant on a eu quelques bons exemples d’organisations en 2020. Le masque au départ, le temps de tout décanter et le tour est joué. Je comprends les mesures de prudence, mais il ne faut pas déplacer le problème. Est-ce mieux de prendre 5 kg? Une connaissance est restée confinée seule à son domicile depuis le premier jour du confinement de mars. Elle s’est suicidée… Il faut que cela reprenne, même si c’est un peu plus tard.»