Le sida en cinq questions

Le VIH se transmet lors des rapports sexuels non protégés. Sauf si la personne infectée prend le bon traitement. Alors, les risques de transmettre le VIH disparaissent. elainenadiv - Fotolia

Ce 1er décembre, c’est la journée mondiale de lutte contre le sida, une maladie très grave qui entraîne la perte de défenses immunitaires de l’organisme. En 2019, 38 millions de personnes dans le monde, dont 1,8 million d’enfants, vivaient avec le VIH.

C’est quoi la différence entre le VIH et le sida?

Le VIH est, comme son nom l’indique, un virus: le virus de l’immunodéficience humaine. Il s’attaque au système immunitaire de la personne qui l’attrape. Une personne vivant avec le VIH est dite séropositive.

Le sida, c’est le nom de la maladie que l’on développe au stade final d’une infection par le VIH, lorsque le système immunitaire n’est plus capable de défendre l’organisme. On a alors plus de risques de développer d’autres maladies et d’avoir de graves complications.

Tous les séropositifs ne sont pas atteints du sida. Mais toutes les personnes atteintes du sida sont séropositives.

Comment attrape-t-on le VIH?

Le VIH peut se transmettre de trois manières: lors de rapports sexuels sans protection avec une personne infectée; lors d’un échange de sang; pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement lorsque la mère est infectée.

Peut-on le contracter en embrassant quelqu’un qui est séropositif?

Il est impossible de contracter le VIH en embrassant une personne séropositive. Pas plus qu’en serrant une main, en nageant dans une piscine publique, en se faisant piquer par un insecte, en partageant des objets avec une personne infectée ou en ayant un contact avec sa sueur ou ses larmes. Aucun risque!

En dehors du corps, dans le cas par exemple où une personne infectée se blesserait, le VIH ne résiste que quelques secondes avant de mourir.

Peut-on guérir du VIH?

Malheureusement non. Si on est séropositif, on le reste toute sa vie. Mais des traitements existent. Ils permettent de limiter l’évolution du VIH pour ainsi ne jamais tomber malade du sida. Ils permettent également de faire disparaître les risques de transmettre le VIH à d’autres personnes. Mais avant de prendre le bon traitement, il faut savoir que l’on est atteint du VIH, le dépistage est donc essentiel.

Pourquoi une journée mondiale de lutte contre le sida?

La journée mondiale de lutter contre le sida a plusieurs missions: informer, prévenir et sensibiliser. Une enquête récemment menée en Belgique montre que les connaissances autour du VIH et du sida sont encore bien insuffisantes.

En parler, c’est donc très important! C’est une manière de lutter contre la propagation de cette infection qui touche 38 millions de personnes dans le monde, dont 1,8 million d’enfants.

Des personnes qui sont encore trop souvent victimes de rejet et d’exclusion à cause de leur séropositivité: dans le milieu professionnel, dans le milieu social, et dans le milieu médical, par exemple. C’est de la discrimination (le fait d’établir une différence entre les êtres humains)! C’est interdit! Comme le dit la Plate-Forme Prévention Sida: «C’est l’exclusion qu’il faut exclure. Pas les séropositifs».

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