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INFOGRAPHIES | Coronavirus: les chiffres baissent, mais où en est-on par rapport à la première vague?

INFOGRAPHIES  | Coronavirus: les chiffres baissent, mais où en est-on par rapport à la première vague?

AFP

La bonne tendance actuelle des chiffres du coronavirus ne doit pas nous faire oublier où nous en sommes. La deuxième vague est montée plus haut que la première.

La Belgique vit ce vendredi un nouveau comité de concertation. Au menu: évaluer les mesures sanitaires prises jusqu’au 13 décembre pour endiguer la deuxième vague de Covid-19, mais aussi organiser la fin de l’année.

On le voit depuis quelque temps, la situation s’est améliorée. Diminution des entrées à l’hôpital, des nouvelles contaminations et des décès.

Pourtant, la prudence s’impose encore.

La baisse des différents indicateurs n’a permis que très récemment de repasser sous le pic que nous avions connu au printemps.

Hospitalisations

Au plus fort de la crise lors de la première vague, la Belgique a enregistré 629 entrées à l’hôpital, le 28 mars. En comparaison, le 3 novembre dernier, un triste de record de 879 nouvelles hospitalisations est rapporté par Sciensano, l’Institut de santé publique.

La moyenne lissée sur une semaine des nouvelles hospitalisations était montée à 562 début avril. Lors de la deuxième vague, nous sommes montés à 693 début novembre.

La différence entre les deux vagues est donc importante, ce qui va clairement dans le sens d’une poursuite des efforts actuels.

Cela fait désormais 24 jours que nous avons franchi le pic de cette deuxième vague. Nous sommes redescendus à 257 hospitalisations en moyenne par jour. Ce qui nous place environ au niveau de la situation du 22 avril dernier.

Il avait fallu encore 16 jours à ce moment-là pour repasser sous la barre des 100 nouvelles hospitalisations/jour.

Aux soins intensifs, le pic du printemps se situait à 1285 lits occupés dans ces unités, le 8 avril. Ici aussi, la deuxième vague est montée bien plus haut, avec 1474 personnes aux soins intensifs.

Le dernier chiffre fait état de 1034 lits occupés ce 26 novembre. C’est la situation que nous avions connue le 21 avril. Pour diviser par deux le nombre de lits occupés en soins intensifs au printemps, il avait fallu attendre encore 18 jours.

Décès

Au niveau des décès, la situation actuelle est «moins grave» que lors de la première vague, même si chaque vie perdue reste un drame.

Quelque 322 personnes avaient perdu la vie à cause du coronavirus le 8 avril, triste record de cette pandémie. Lors du pic de la deuxième vague, on a déploré le décès de 217 personnes (le 10 novembre).

Les chiffres les plus récents semblent vouloir repasser sous les 100 décès quotidiens.

Cas et tests

Il reste plus compliqué de comparer les cas détectés lors de la première vague et ceux de la seconde.

Car la stratégie de testing et le nombre de tests effectués influencent directement les contaminations que l’on a pu observer. Et ces deux points ont fortement varié.

Il aura fallu attendre fin avril pour que la Belgique augmente sa capacité de tests au-delà des 10.000 par jour. Aucune comparaison possible avec les 80.000 tests/jour atteint fin octobre.

On ne testait au début de la crise que les cas les plus graves, aujourd’hui on reteste à nouveau en masse et notamment les asymptomatiques. Les personnes infectées d’hier ne sont pas donc pas les infectés d’aujourd’hui.

Un autre indicateur peut par contre donner un aperçu de la gravité de la situation: le pourcentage de tests positifs (deuxième graphique ci-dessous).

Ici, on observe mieux lorsque la situation dérape.

Lors des deux vagues, on a dépassé les 30% de tests qui revenaient avec un résultat positif au Covid-19. Ce taux a rapidement chuté au printemps, lors du confinement. Il semble chuter moins rapidement en cette fin d’année et vient seulement de repasser sous la barre des 10%.