BEAUVECHAIN

L’espace aérien désormais surveillé depuis Beauvechain

L’espace aérien désormais surveillé depuis Beauvechain

Le «Control and Reporting Centre» (CRCl surveille et contrôle l’espace aérien belgo-luxembourgeois. La Défense

La composante Air de l’armée a mis en service en toute discrétion le mois dernier les nouvelles installations de l’unique unité de surveillance du ciel aérien belge, le «Control and Reporting Centre» (CRC), désormais établi sur la base aérienne de Beauvechain.

On en parlait déjà en 2010. Mais désormais, ça y est: la Défense surveille et contrôle l’espace aérien de la Belgique et du Luxembourg depuis la base aérienne de Beauvechain.

L’espace aérien désormais surveillé depuis Beauvechain
La Défense surveille et contrôle l’espace aérien de la Belgique et du Luxembourg depuis la base aérienne de Beauvechain. La Défense
Après 67 années passées dans un bunker situé à 33 mètres sous terre à Glons (province de Liège), le Control and Reporting Center (CRC) a pris ses quartiers à Beauvechain et est opérationnel depuis le 5 octobre, à 16 h 58, comme le précise le site web de la Défense.

La première pierre du bâtiment, dont le chantier a coûté 7,5 millions€, a été posée le 7 novembre 2017 en présence du ministre de la Défense de l’époque et de la presse. Mais son «inauguration», ce mercredi 25 novembre, lors d’une visite de travail du chef de la Défense, l’amiral Michel Hofman, a été discrète en ces temps de crise sanitaire.

Il a pu visiter les locaux et rencontrer les opérateurs de la défense aérienne.

Deux F-16 prêts à intervenir

Si jamais un avion ou tout autre engin volant pénètre, sans autorisation, dans l’espace aérien contrôlé ou si un avion quitte sa trajectoire et qu’il ne répond plus aux appels, ceux-ci peuvent envoyer deux avions de chasse F-16 l’intercepter dans le cadre de la mission Benelux QRA (Quick Reaction Alert).

Cette mission est portée en alternance avec la Force aérienne néerlandaise. C’est pourquoi, les F-16 peuvent aussi bien décoller de Florennes (province de Namur), de Kleine-Brogel (Limbourg) que des Pays-Bas, en fonction de qui assure la tâche au moment de l’alerte.

Toutefois, chacun reste maître de la surveillance de son espace aérien.

«À l’avenir, le CRC abritera également le National Airspace Security Center (NASC), au sein duquel la Défense, la police, les douanes et le SPF Mobilité travailleront ensemble pour analyser toutes les informations relatives aux incidents aériens. Dans ce domaine, la Défense se mettra également ainsi au service de la nation», précise la Défense.

Le CRC, qui emploie 185 personnes (contre 300 à Glons), est dirigé par le lieutenant-colonel d’aviation Ann D’hondt.


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