SANTÉ

VIDÉO | Coronavirus: «Possible de ne pas être considérés comme non contaminateurs» malgré le vaccin

Juste avant que le Comité de concertation n’annonce les nouvelles mesures sanitaires en vigueur durant les fêtes de fin d’année, l’Institut de santé publique a apporté quelques précisions quant aux vaccins qui devraient arriver prochainement sur le marché.

Alors que les entreprises pharmaceutiques communiquent toujours plus sur le vaccin «anti-Covid» qu’elles s’apprêtent à commercialiser, Sciensano a jugé bon de répondre à plusieurs questions sur le sujet lors de la conférence de presse organisée ce vendredi.

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1Les personnes vaccinées devront-elles respecter une quarantaine?

 

Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, l’assure: les Belges qui se feront vacciner ne devront pas suivre de quarantaine.

Pourquoi? «Parce qu’on ne va pas injecter le virus vivant» au patient, explique successeur d’Emmanuel André. «On va injecter uniquement une particule du virus qui n’est pas capable de nous infecter. Les personnes vaccinées ne seront donc pas capables de transmettre un virus vivant.»

 

2Se faire vacciner nous permettra-t-il de vivre normalement, sans avoir peur de contaminer ses proches?

 

Parce que les scientifiques ne savent toujours pas si le fait d’avoir contracté «naturellement» la maladie nous protège de la possibilité de contaminer d’autres personnes à l’avenir, Yves Van Laethem se montre donc prudent sur la question.

«D’un point de vue historique, on sait que certains vaccins peuvent nous protéger de la maladie jusqu’à 95%. Mais tous ces vaccins, bien qu’ils soient extrêmement efficaces, ne nous protègent pas forcément sur le portage du virus car ils ne stérilisent pas le patient, détaille Sciensano. Dès lors, il est possible que des personnes vaccinées ne puissent pas être considérées comme non contaminantes si elles ont eu un contact à haut risque, par exemple, avec quelqu’un qui a été infecté.»

Et le porte-parole interfédéral d’ajouter que «des données complémentaires sont nécessaires».

 

3Le vaccin «anti-Covid» pourra-t-il être administré à tous les Belges qui le souhaitent?

 

L’Institut de santé publique veut rassurer tout le monde: «Sauf mauvaise surprise, il y aura assez de vaccins pour les groupes à risque et pour toutes les autres personnes de la population qui souhaiteraient se joindre à l’effort collectif.»

Toutefois, il y a de fortes chances pour que certains Belges soient invités à ne pas se faire vacciner d’emblée, comme les femmes enceintes.

«Actuellement, chez les femmes enceintes (ou qui pourraient être enceintes dans les mois qui viennent), nous avons encore peu de données concernant l’innocuité de ces vaccins, reconnaît Yves Van Laethem. Classiquement, on exclut d’ailleurs les femmes enceintes pour tous les nouveaux vaccins, comme on exclut d’ailleurs les jeunes enfants des premiers tests.»

«Par ailleurs, pour les immunodéprimés (à savoir ceux dont les défenses immunitaires sont amoindries pour des raisons génétiques ou médicales, NDLR) qui sont potentiellement sujets à des infections diverses, nous aurons sans doute peu d’informations précises sur l’impact du vaccin.»