LIÈGE

Bientôt une zone délimitée où la prostitution serait tolérée à Liège?

Bientôt une zone délimitée où la prostitution serait tolérée à Liège?

À Liège, la prostitution de rue est toujours bien présente. ÉdA

Le projet de créer un Eros Center à Liège ou à Seraing, afin d’encadrer la prostitution, a été mis de côté. La piste privilégiée reste celle d’une zone P, soit une zone délimitée où la prostitution serait tolérée.

S’il y a bien «une thématique sociale délicate», c’est la prostitution, selon les termes employés par le bourgmestre de Liège. Un sujet qu’a abordé le conseiller indépendant François Pottié lors de la séance du conseil communal de Liège, ce lundi soir. À Liège, sept bars sont encore installés dans la rue Varin, mais la prostitution de rue reste bien présente.

La création d’un Eros Center, soit un bâtiment surveillé qui aurait regroupé les travailleuses du sexe, avait été envisagée rue Varin, suite à la fermeture des salons du quartier Cathédrale en 2009. Sauf que «l’absence de consensus politique a empêché son éclosion», d’après le bourgmestre Willy Demeyer (PS) qui aurait, dit-il, espéré que la piste sérésienne se réalise, mais ce ne fut pas le cas. «Et le collège communal ne compte pas rouvrir le dossier.»

S’il ne subsiste que quelques bars rue Varin, le conseiller communal a épinglé le fait qu’il y a également la prostitution de rue «qui est restée fort présente dans le quartier Cathédrale-Nord». La piste privilégiée reste celle d’une zone P, soit une zone délimitée où la prostitution serait tolérée.

«La crise sanitaire nous a empêchés d’avancer dans ce dossier, à la fois parce que nos forces ont été concentrées sur la gestion de la pandémie, mais aussi et surtout parce que les mesures de confinement sont incompatibles avec le maintien de la prostitution en rue.»

Selon le bourgmestre, «le dossier reste donc sur la table et le travail reprendra quand les conditions sanitaires le permettront».


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