LA SURVIE DES CLUBS PASSERA PAR LES BÉNÉVOLES

René, Monsieur cross de Bousval

René, Monsieur cross de Bousval

René s’investit depuis 1984 dans le cross de Bousval, grâce à une équipe qu’il a lui-même façonnée. ÉdA

Voilà 36 ans que René Denruyter veille à assurer l’organisation d’une épreuve qui fait les beaux jours des joggeurs en Brabant wallon.

À 69 ans, René Denruyter est Monsieur cross de Bousval. Il faut dire que l’homme a repris l’épreuve en 1984 pour lui donner ensuite ses lettres de noblesses. Une fameuse épopée! «J’étais commerçant à Bousval et j’ai rejoint l’association des commerçants. On a eu écho que les Mollets créatifs souhaitaient, après cinq années d’organisation du cross de Bousval, mettre un terme à la course s’ils ne trouvaient pas de repreneurs. Moi, je l’avais déjà couru et je me suis dit pourquoi pas le reprendre… On s’est donc embarqué dans l’aventure et après quelques éditions à collaborer, j’ai repris le flambeau personnellement, avec mon épouse.»

L’épreuve en est à sa 42e édition! «J’ai toujours bien aimé la course à pied. Et même quand, durant une petite période, je n’ai plus couru, j’ai continué à m’investir dans l’organisation.»

Au début, l’épreuve faisait partie du Challenge du Brabant wallon. «Mais finalement, on a quitté pour organiser une édition en solo. Puis, nous avons décidé de rejoindre le challenge Delhalle. Un beau pas en avant vers la notoriété! On a même atteint 1150 participants.»

Pour mener à bien cette organisation qui est une référence dans le Brabant wallon, René a toujours pu compter sur son épouse. «Elle s’occupe du secrétariat alors que moi je suis plutôt dans la coordination générale.»

René a toujours pu s’entourer pour garantir la pérennité de sa course. «Grâce à JCPMF Genappe, où j’ai été invité à devenir coach, j’ai su recruter des gens avec qui j’ai le feeling, pour renforcer mon équipe. Mais je ne prends pas toutes les décisions seules, quand on a une idée, on en parle et on décide! Et vu toutes les tâches à accomplir, on a besoin de toutes les aides. Il faut beaucoup de monde pour tout assurer donc c’est important d’avoir une bonne équipe.»

René ne manque pas de rappeler que, si de l’extérieur, une organisation peut paraître simple, tout placé bout à bout peut s’avérer conséquent en termes de travail. «Le cross de Bousval a lieu en mars, mais demande du travail de septembre à avril!»

 

La solidarité n’est pas un vain mot

Alors que pour les organisateurs comme pour le milieu sportif, l’heure n’est pas spécialement à la fête, le comité du cross de Bousval vient de décider de faire un geste en faisant un don à l’Arche de Bousval, un refuge pour animaux. «Jusqu’à présent, on n’a jamais soutenu de projet, mais on a gardé à chaque fois les bénéfices des différents cross. Bernard Daune, de l’Arche, est un ancien coureur, il a d’ailleurs déjà effectué un podium à Bouval. Avec le comité, on a décidé de faire un geste en offrant deux années de bénéfices à l’Arche.»

Pour René et son comité, la pandémie a aussi des effets collatéraux sur nos amis les bêtes… «L’Arche de Bousval, la seule SPA pour animaux exotiques de Belgique, a un besoin urgent de dons pour survivre et surtout fournir la nourriture aux animaux. Il faut leur venir en aide.»

 

 

Une envie? Un 30 kilomètres à Bousval

Quand on est organisateur, on a des rêves, des espoirs et des envies. «Il faut vivre avec son temps et être conscient des évolutions. Le jogging part de plus en plus vers la course nature. On parle de jogging, nous de cross, notre parcours a déjà évolué quelques fois. Nous avons des passages de plus en plus compliqués mais ce n’est pas encore vraiment un trail, mais j’estime qu’il est important d’aller vers une course nature.»

De quoi aussi avoir des projets pour le cross de Bousval. «Il y a deux ans, j’ai eu l’idée de proposer un 30 kilomètres en plus des 5, 10 et 15 kilomètres que l’on met sur pied. Le souhait est d’avoir une boucle supplémentaire de 15 kilomètres, partant du côté de Villers-la-Ville sur un tracé 100% nature. Mais je ne suis pas encore parvenu à convaincre mon comité de franchir le pas…»

Ce qui n’empêche pas René de rester motivé comme jamais. «J’ai toujours aimé aller vers les gens, mettre en place des organisations. Parfois, je suis un peu plus fou et j’organise beaucoup de choses.»