JUDICIAIRE

Affaire Mawda: des vêtements d’enfant accrochés devant les bâtiments de justice bruxellois

Le procès des trois hommes impliqués dans la mort de la petite Mawda débute ce lundi devant la sixième chambre correctionnelle du tribunal du Hainaut, division de Mons.Photo News

Des vêtements d’enfant on été suspendus sur une corde à linge, lundi matin, devant différents palais de justice du pays en guise de protestation face aux violences policières. Le procès des trois hommes impliqués dans la mort de Mawda, l’enfant de 2 ans tuée en 2018, a débuté lundi matin devant le tribunal correctionnel de Mons.

«Mawda, on n’oublie pas», «justice pour Mawda»… Telles sont les mots écrits sur les petits vêtements qui ont été accrochés sur une corde face au palais de justice de Bruxelles lundi, par des citoyens venus montrer qu’ils n’oublient pasla tragédie qui s’est déroulée sur l’autoroute E42 le 17 mai 2018.

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Ce jour-là, Mawda, une petite fille de nationalité kurde âgée de deux ans, a été tuée d’un coup de feu tiré par la police, alors qu’elle se trouvait à bord d’une camionnette avec ses parents et plusieurs autres migrants. Ils avaient été pris en charge par des hommes qui devaient leur faire passer la frontière, lorsqu’une patrouille de police a pris en chasse le véhicule. Le conducteur ne s’est pas arrêté et un policier a effectué un tir qui a mortellement touché la petite fille.

Le conducteur, le passeur et le policier sont tous trois jugés dès ce lundi par le tribunal correctionnel de Mons.

«Par cette action, nous demandons une fin aux violences policières disproportionnées, au racisme et à la déshumanisation des migrants», ont expliqué les organisateurs de l’action «Justice4Mawda», qui s’est déroulée devant les palais de justice du pays ce lundi. «Ce sont ces problèmes structurels qui créent un contexte dans lequel ce drame a été possible».