MALMEDY

5 ans requis contre un Malmédien pour viol sur une mineure

5 ans requis contre un Malmédien pour viol sur une mineure

Elle avait 12 ans lors des premiers faits. Elle le considérait comme son grand-père. Tinnakorn - stock.adobe.com

Le septuagénaire avait abusé de la fille adoptive de la compagne de son fils durant 6 ans. Elle avait 12 ans lors des premiers faits.

Un Malmédien, né en 1945, a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Verviers dans le cadre d'un dossier de mœurs. Il est reproché au septuagénaire d'avoir abusé de la fille adoptive de la compagne de son fils durant 6 ans.

La jeune femme, aujourd'hui âgée de 20 ans, n'avait que 12 ans lors des premiers faits. Les faits ont été découverts en 2019, alors que la jeune adulte, en pleine crise identitaire avait été placée en observation en clinique psychiatrique.

La particularité de ce dossier c'est qu'aucune plainte n'a été déposée par la jeune femme, ni par sa famille. «L'enquête démarre sur base du travail d'un policier et de deux fiches infos qui faisaient état de la grande souffrance de l'adolescente. Le travail de ce policier a permis de libérer la parole de la jeune fille», a indiqué d'emblée Me Thomas, qui s'est constitué partie civile.

Alors que ces parents cherchaient la raison de son profond mal-être, la jeune femme expliquera avoir été victime d'attentats à la pudeur et de viol, durant 6 années. Dans un premier temps, elle ne donnera pas le nom de son abuseur. Elle finira par indiquer qu'il s'agit en fait du père du compagnon de sa maman. Un homme qu'elle considère comme son grand-père.

Malgré divers éléments du dossier à charge et un réquisitoire dans lequel le ministère public réclame une peine de 5 ans de prison, le septuagénaire nie catégoriquement avoir abusé de la jeune fille qu'il décrit comme «une étrangère, quelqu'un qui ne fait pas partie de la famille». Me Molders-Pierre, l'avocat de la défense, a insisté sur l'absence de preuve et a souligné les problèmes d'ordre psychiatriques auxquels est confrontée la partie civile. «Si certains estiment que ces problèmes sont la conséquence des actes dont elle aurait été victime, pour moi, ils sont plutôt à l'origine de ce dossier», a indiqué l'avocat qui réclame, à titre principal, l'acquittement de son client, toujours sous surveillance électronique.

Le ministère public n'est pas de cet avis. La substitut du procureur du Roi a ainsi souligné «la mauvaise foi interpellante» du prévenu «qui n'a aucun respect pour cette jeune fille et qui a tendance à oublier qu'on assiste à son procès et pas à celui de la victime». Jugement le 4 décembre.