BRUXELLES

Cette ancienne épongerie est l’un des derniers chancres près de la Grand-Place: la Ville l’achète

Cette ancienne épongerie est l’un des derniers chancres près de la Grand-Place: la Ville l’achète

Les 22-28 rue des Grands Carmes se situent à deux pas du Manneken Pis. Et sont laissés à l’abandon. Google Street View

La Ville de Bruxelles a acquis des bâtiments qui forment un des derniers chancres de son choeur historique. Ces espaces, littéralement à deux pas du Manneken Pis, seront rénovés de façon mixte.

La Ville de Bruxelles annonce ce 18 novembre qu’elle a décidé d’acquérir, via sa régie foncière, un bien situé du N°20 au N°28 de la rue des Grands Carmes. L’opération va permettre d’«éradiquer l’un des plus grands chancres proches de la Grand-Place».

Ancienne épongerie, ce complexe d’immeuble est laissé à l’abandon depuis plusieurs années en raison d’un conflit de succession. C’est une vente publique qui a permis à la Ville de récupérer le lot. «En 2014, la Ville a imputé aux héritiers la taxe communale pour les immeubles et terrains laissés à l’abandon, négligés, inoccupés ou inachevés», rappelle un communiqué de l’échevine du Logement et du Patrimoine Public Lydia Mutyebele (PS). «Le bien a été taxé sans discontinuité jusqu’à aujourd’hui, mais les héritiers ont toujours contesté cette taxation». Ce qui pousse la Ville à «passer à la vitesse supérieure». Ainsi plainte est déposée en 2018 auprès de la cellule régionale des logements inoccupés. «Suite à la pression mise sur les propriétaires, ceux-ci vont finalement se résoudre à vendre».

«En raison de l’emplacement stratégique de cet immeuble, de son intérêt patrimonial et de son état de dégradation, la Ville de Bruxelles se devait d’agir» indique Lydia Mutyebele, qui explique que la Ville a pu acquérir le bien pour la somme de 2.500.000 euros. «L’objectif est maintenant de lui redonner vie».

Composé de cinq parcelles, le complexe permettrait d’accueillir des logements, espaces commerciaux ou activités artisanales. Dès lors, le plan bruxellois «prévoit un aménagement mixte comprenant, d’une part, une surface d’habitations unifamiliales d’environ 925m2 couplée avec 835m2 d’infrastructures diverses: ateliers artistiques ou productives, équipements sportifs… Et d’autre part, une surface de 230m2 au rez-de-chaussée qui possède un grand potentiel pour les commerces grâce au passage régulier dans la rue».