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100km à travers vents et marées

100km à travers vents et marées

L’aide d’amis a permis à Mahia (au centre) de tenir le coup. EdA

Que faire un dimanche d’automne, quand l’IRM lance une alerte jaune avec de fortes rafales de vent, et même un risque d’inondation ? Pour Sébastien Mahia, que l’on surnomme affectueusement le joggeur fou, c’est simple, on se lance un défi : les 100 kilomètres du BW qui, pour des raisons de logistique à cause de la crise sanitaire, se déroulent autour du lac de Louvain-la-Neuve, au tracé en boucle de 1,6 kilomètre et avec un dénivelé plus prononcé qu’il n’y paraît.

Sur un tour, ça va, mais à force de tourner en rond, on sent le moindre faux plat. « J’ai démarré un peu plus tard que prévu et j’avais envisagé de courir la première partie, la distance du marathon, autour de 2 h 59. J’ai fait un peu le kamikaze, en me disant que ce n’était pas grave si je devais craquer. Il faut prendre des risques. À la moitié, j’étais sur des bases de 7 heures 20, avec une vitesse moyenne de 13,5 km/h, sachant que pour la seconde moitié, je misais plus sur du 12 km/h. »

Pour accomplir cet exploit un peu dingue, Sébastien Mahia a pu compter sur quelques connaissances qui ont pris la peine de courir quelques tours avec lui. L’occasion aussi de lui tenir ses ravitaillements. Gels, sandwich, eau, coca,… C’est qu’il est important de s’alimenter pour une telle distance.

La seconde partie a été néanmoins chaotique. « Le vent, la pluie, cette sensation de froid, les arbres qui penchaient, les branches au sol, c’était assez chaotique. Mais grâce à la dizaine de personnes qui sont venues m’épauler, je ne pouvais pas abandonner. »
Au bout de 8 h 38, Sébastien a terminé ses 100 km du BW, autour du lac de Louvain-la-Neuve. Un fameux défi !