FRAMERIES

Clarebout à Frameries: une pétition de plus de 1000 signatures envoyée au Parlement wallon

Clarebout à Frameries: une pétition de plus de 1000 signatures envoyée au Parlement wallon

Les anti-Clarebout ne désarment pas et interpellent les instances wallonnes. Ugo PETROPOULOS

Les membres du collectif La Nature Sans Friture demandent aux députés de soutenir leur combat contre l’implantation d’une usine à frites.

Cela fait bientôt deux ans qu’un collectif de riverains milite contre l’implantation d’une usine de transformation de pommes de terre afin de produire des frites surgelées, et autres produits dérivés à Frameries. Les militants de «la Nature sans friture» ont multiplié les actions et interpellations des élus politiques pour faire barrage à ce projet, qui pourrait voir le jour à quelques centaines de mètres de leur habitation.

Un combat «lourd, long et épuisant» qu’ils ont résumé ce week-end dans un courriel envoyé aux 75 parlementaires wallons et dans lequel ils demandent leur soutien afin d’empêcher Clarebout, promoteur de l’usine à frites, de parvenir à ses fins malgré une opposition quasi unanime.

Parallèlement à ce courrier, ils ont déposé une pétition sur le site du Parlement wallon. Cette pétition demande à la Région wallonne d’accepter une procédure de modification du plan de secteur lancée par la commune de Frameries.

Bloquer les industries lourdes

Le terrain sur lequel Clarebout ambitionne de s’implanter est actuellement situé en zone industrielle. Frameries souhaite en modifier l’affectation et le passer en zone d’économie mixte, ce qui empêcherait les industries lourdes, et donc cette usine qui ambitionne de produire 2 800 tonnes par jour, de s’installer.

Ayant recueilli plus de 1000 signatures en trois jours, l’autrice de la pétition ou tout autre signataire pourra être entendue par la commission parlementaire compétente, si la pétition est jugée recevable par le président du Parlement.

Au travers cette pétition, outre la modification du plan secteur, les Amis du Crachet veulent se rappeler au bon souvenir du monde politique et réclament la création d’une commission pour analyser l’ensemble de ce dossier.

Justice et respect réclamés

Ils souhaitent également rencontrer les élus pour défendre leur dossier et présenter leurs arguments et les inviter sur le site pour qu’ils se rendent compte de la situation sur place.

Plus généralement, les Amis du Crachet veulent être «considérés avec respect et de manière juste», ce qui ne leur semble pas toujours être le cas. En effet, bien que l’ensemble des élus locaux se sont finalement opposés au projet, cela ne semble pas freiner les velléités de Clarebout, questionnant sur l’influence qu’a le monde économique sur le monde politique.

En témoigne le fait que le projet est loin d’être enterré tant par Clarebout que par l’IDEA, l’intercommunale gestionnaire des zones d’activité et propriétaire du terrain visé par Clarebout. Le fait que Clarebout exploite également un congélateur alors que le permis d’exploitation lui a été retiré interroge aussi les riverains, qui ont une impression d’impuissance du politique…

Enfin, les riverains dénoncent le saucissonnage du projet (d’abord des hangars de stockage, puis un réfrigérateur et enfin une usine) pour éviter à l’industriel de la patate de se soumettre à une étude d’incidence globale sur ses projets.