THAÏLANDE

PHOTOS | Un nouveau nez à prix cassé pour la fête des célibataires

Se faire refaire le nez, ou remonter les paupières à prix cassé, c’est la promotion proposée par un cabinet de chirurgie esthétique de Bangkok ce mercredi à l’occasion de la première fête des célibataires, un événement importé de Chine, où il rapporte des milliards chaque année.

La Thaïlande, et particulièrement Bangkok, est habituellement la capitale du tourisme médical et de la chirurgie esthétique en Asie du Sud-Est, avec des revenus estimés à 600 millions d’euros par an, mais la pandémie de COVID-19 a réduit ce tourisme quasiment à néant.

Ce cabinet a donc eu l’idée de lancer ce mardi une vente-éclair sur internet en proposant un nombre limité d’opérations à effectuer au cours des 4 jours suivants.

La fête chinoise des célibataires est devenue tellement populaire ces dernières années qu’elle dépasse maintenant en chiffre d’affaires le concept américain du «Black friday» qui précède Noël.

En Thaïlande, une opération du nez ou des paupières, très prisée car cette dernière permet d’imiter le style occidental, coûte généralement autour de 30.000 bahts (850 euros). Elles étaient proposées aujourd’hui pour moins de 200 euros.

«Quand j’ai vu la promotion hier soir, j’ai décidé de réserver une opération tout de suite», déclare Somprasong Aimsantia, assise dans la salle d’attente du cabinet, décorée d’épais canapés capitonnés et dorés dans le pur style versaillais.

«Un prix très raisonnable»

Âgée de 35 ans, elle a opté pour un «pont» nasal en silicone qui lui donnera un nez plus rectiligne, après une simple consultation et une opération sous anesthésie locale.

«Avec la crise économique, certains de nos patients avaient dû reporter leur opération par manque de moyens… c’est comme un cadeau pour eux», raconte le Dr Sakirin Al-Ishak, propriétaire du cabinet Vayo.

«La promotion du 11 novembre donne à ces patients une chance d’accélérer les choses.»

Même si la demande est restée élevée, le Dr Sakirin a sauté sur l’occasion de la journée des célibataires, car son chiffre d’affaires a été amputé d’environ 30% depuis le début de la pandémie.

Pour Somprasong – dont l’opération a duré environ une heure – la décision express de recourir à la chirurgie esthétique cache en fait une volonté plus ancienne.

«Mes amis m’ont toujours appelé «nez plat «, c’est pourquoi j’ai toujours pensé à une chirurgie du nez», confie-t-elle.

«Cela me rendra plus belle», ajoute-t-elle.

De telles opérations rapides sont «devenues banales en Thaïlande» conclut-elle.