JOGGING

Les 100 km du BW de Sébastien Mahia

Les 100 km du BW de Sébastien Mahia

Sébastien Mahia ne recule devant aucun défi. Infatigable, il est surtout motivé par les challenges Amandine Gilson

Le joggeur fou se lancera un nouveau défi, dimanche, en tentant une longue distance sur la route avec l’objectif de terminer sous les huit heures.

Il est l’ogre des joggings, l’infatigable coureur qui chassent les records, repoussent ses limites et n’a peur de rien. C’est qui? L’homme des kermesses, diront certains, ceux-là qui ne manieront pourtant jamais aussi bien leurs langues que lui, ses jambes!

Sébastien Mahia se lancera, dimanche, un nouveau défi: les 100 km du BW sur route. «À la base, je comptais faire cela en ligne, j’ai d’ailleurs prévu un parcours avec une connaissance et je devais traverser le Brabant wallon d’Ouest en Est, partant de Oisquercq pour arriver du côté de Ramillies, explique-t-il. Mais logistiquement, en cette période de crise sanitaire, c’était trop compliqué. Alors, j’ai décidé de courir en boucle du côté du lac de Louvain-la-Neuve sur un parcours de 1,6 km que je ferai une bonne soixantaine de fois. En boucle, c’est facile, je place mes ravitaillements et celui qui veut me suivre un, deux ou dix tours, peut le faire aisément.»

C’est autour de 9 h du matin, que Sébastien s’élancera. «Cela me permettra d’avoir une bonne nuit de sommeil, et comme j’ambitionne de faire cela en 8 h, je devrais terminer vers 17 h, avant qu’il ne fasse noir. Au pire, si je craque, je vais courir une heure ou deux dans le noir.»

Avant d’aborder ce défi, y a-t-il quelque chose qui fait peur à Sébastien Mahia? «La distance ne me fait pas peur. Mais j’ai été touché par le Covid le mois dernier et j’ai quelques craintes des conséquences physiques. Je suis resté deux à trois semaines sans réellement m’entraîner. J’ai repris et tout semble aller parfaitement mais est-ce que mon corps va tenir? Personne ne peut le dire, alors, comme j’ai vraiment envie de tenter le coup, je m’élancerai ce dimanche! Sinon, mentalement, en boucles, c’est clair que c’est un peu plus difficile avec les répétitions…»

Toutefois, Sébastien Mahia a déjà disputé en 2019 une course de 8 heures en boucle du côté de Beringen. «C’était monotone. Cela devrait moins l’être à Louvain-La-Neuve.»

Pourquoi ce genre de défi? «On est dans une période sans course. C’est le moment de faire quelque chose qui n’hypothéquera pas ensuite d’autres courses que je compte disputer. J’ai décidé de le faire en BW tout simplement car je m’y sens bien, j’ai pas mal de potes qui habitent ici et j’aime varier les places où je cours.»

 

Son autre défi: Un 100 miles avant la fin de l’année…

Après les 100 km du BW, Sébastien aura à cœur, encore cette année, de réaliser un autre défi. «J’aimerais faire un 100 miles cet hiver, un ultime défi de l’année 2020!»

Mais rien qu’à en parler, Sébastien Mahia a d’autres idées qui lui viennent à l’esprit. «Pourquoi ne pas traverser la Belgique en courant?»

Quand on l’informe que cela fait quand même 300 kilomètres, il réfléchit… «Il me faudra alors faire quelques fois des 100 miles avant cela… et prévoir un week-end complet pour y parvenir et de la logistique. Déjà que pour les 100 miles, j’envisage de terminer par exemple le long des quais éclairés pour ne pas finir trop dans le noir!»

 

 

Près de 200 courses par an

C’est en 2009 que Sébastien Mahia a réellement débuté la compétition en course à pied alors qu’auparavant, il a fait quatre ans de karaté et huit saisons de football. «Mais mon dernier entraîneur me mettait trop souvent sur la banquette… Comme on me disait que j’avais du potentiel, j’ai commencé la course à pied. Là, j’ai 34 ans et je dispute de nombreuses courses. Depuis 2016 surtout, avec entre 150 et 200 épreuves chaque année et un record de 79 victoires en 2017.»

La plus longue distance disputée? «Trois fois 100 km mais en trail: deux fois les Cisterciens et une autre fois du côté d’Houffalize. Mon plus long effort est de 13 heures, l’an dernier aux Cisterciens, après avoir littéralement craqué dans les vingt derniers kilomètres.»