EN IMAGES | Yann Sommer, le gardien du musée

Mathieu Rütimann possède la double nationalité: né à Bâle, il y a vécu jusqu’à ses 5 ans avant de venir habiter en Belgique avec sa maman. C’est au décès de celle-ci que Mathieu se découvre une affection particulière pour le foot suisse.

«J’ai commencé par aller voir l’équipe nationale, se rappelle-t-il. C’était lors de la Coupe du Monde en Allemagne. Ensuite, je me suis mis à suivre le club de Bâle car c’est ma ville de cœur.» Un club qui alignait comme 3e gardien un certain Yann Sommer, aujourd’hui keeper n°1 de la Nati. «Lorsqu’il a été transféré en 2014 à Mönchengladbach, j’ai découvert le Borussia dont je suis devenu un fidèle supporter. Je vais en voir une dizaine de matches chaque année. »

Avec le portier Sommer, une relation spéciale naît et c’est systématiquement vers lui que se tourne Mathieu avant et après les rencontres, qu’elles soient de la Nati ou de Gladbach. «Un match sans Yann, ce n’est pas un match.Je dois l’avoir vu jouer plus de 80 fois et j’essaie toujours de ramener quelque chose de mes déplacements aux stades, que ce soit un maillot, une paire de gants ou une simple accolade.» Des échanges entre un supporter et son idole qui enrichissent chaque année un peu plus la galerie suisse de Mathieu Rütimann. «C’est une collection qui a un sens. Pour moi qui ai une certaine nostalgie de mon pays, c’est comme ramener un petit morceau de la Suisse à la maison.»

Sommer, 1er visiteur à Mont-Gauthier?

Vareuses, écharpes, tickets et casquettes. Dates, lieux, adversaires et résultats. Dans son sanctuaire, Mathieu est intarissable et sa mémoire infaillible. Sa passion pour Yann Sommer transpire dans chacune des histoires cachées derrière les quelque 40 maillots qu’il a reçus de lui. «Je suis allé à Gladbach pour la 1ère fois le 17 décembre 2014 car je savais que c’était l’anniversaire de Yann. Ce jour-là, j’ai reçu son maillot et celui de Thorgan Hazard, qui venait aussi d’arriver dans le club.»

Si rien ne semble pouvoir entacher l’amitié entre Mathieu et Yann, la venue prochaine de l’équipe féminine helvétique en Belgique (dans le cadre des qualifications pour l’Euro 2022) a été l’occasion pour le Belgo-Suisse d’entrer aussi en contact avec la gardienne Gaëlle Thalmann. «Je ne sais pas pourquoi, je fais une fixette sur les gardiens! Belgique-Suisse chez les dames, ça aurait été une première pour moi. Mais là encore, le match se jouera à huis clos. N’empêche, avant cette décision, j’étais entré en contact avec Gaëlle sur les réseaux sociaux en lui demandant son maillot et elle m’avait répondu que cela aurait pu s’envisager lors de sa venue en Belgique.»

Hélas, le coronavirus obligera Mathieu à encore patienter avant de pouvoir exposer un équipement féminin derrière les vitrines de son petit musée. Qui a assurément le potentiel pour grandir. «Ce serait génial d’en faire un vrai musée, et d’y inviter Yann. Tout comme ce serait génial d’un jour donner le coup d’envoi d’un Belgique-Suisse!»