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VIDÉO | Des sans-papiers demandent pour aider le secteur des soins de santé à Liège

«Ces personnes sont infirmiers, infirmières ou aides-soignants, vivent en Belgique depuis de nombreuses années et souhaitent travailler dans les soins de santé et ainsi prêter main-forte à un secteur qui en a le plus besoin. Pourtant, faute de papiers, cela le leur est interdit»Photo News

Plusieurs personnes sans-papiers se sont rassemblées jeudi devant le CHU de Liège afin de déplorer leur incapacité à prêter main-forte au secteur des soins de santé, en pleine crise sanitaire.

L’action symbolique, organisée par la FGTB face à l’une des plus importantes structures hospitalières en région liégeoise, le CHU, visait à interpeller le gouvernement fédéral sur la situation des personnes sans-papiers en Belgique disposant de qualifications nécessaires dans le domaine des soins de santé.

«Ces personnes sont infirmiers, infirmières ou aides-soignants, vivent en Belgique depuis de nombreuses années et souhaitent travailler dans les soins de santé et ainsi prêter main-forte à un secteur qui en a le plus besoin. Pourtant, faute de papiers, cela le leur est interdit», dénonce la FGTB.

Quelques personnes déplorant cette situation se sont rassemblées début d’après-midi jeudi devant le CHU de Liège. «Durant la procédure de demande de régularisation en Belgique, j’ai effectué une formation en logistique hospitalière et j’ai même décroché un emploi, mais le contrat a pris fin lorsque ma régularisation m’a été refusée. Je suis prêt à apporter mon aide, avec mes compétences, à une équipe hospitalière débordée mais je ne le peux pas car je ne peux pas présenter de pièce d’identité», regrette un homme sans-papiers, ayant pris part à l’action.

Si ces personnes disposaient d’un titre de séjour, elles pourraient entrer dans une procédure de recrutement. Elles présentent, en effet, un potentiel qui pourrait être bien utile sachant que nous avons besoin d’une centaine d’infirmiers ou d’infirmières et que nous n’avons comblé que la moitié actuellement

D’autres personnes présentes ont demandé aux autorités fédérales de leur permettre de mettre leurs compétences au service du secteur des soins de santé.

Le directeur des ressources humaines au CHU de Liège, Serge Hubert, est allé à leur rencontre et s’est dit sensible à leur action. «Si ces personnes disposaient d’un titre de séjour, elles pourraient entrer dans une procédure de recrutement. Elles présentent, en effet, un potentiel qui pourrait être bien utile sachant que nous avons besoin d’une centaine d’infirmiers ou d’infirmières et que nous n’avons comblé que la moitié actuellement», précise-t-il.