JUDICIAIRE

Affaires judiciaires en Wallonie: Le «Héros du quartier» risque la prison, instit et surveillantes responsables de la noyade d’un enfant…

Affaires judiciaires en Wallonie: Le «Héros du quartier» risque la prison, instit et surveillantes responsables de la noyade d’un enfant…

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Héros en 2016 et face au tribunal, 4 ans plus tard, ce trentenaire risque gros; le dealer de la «Dutch Connection» ne comprenait pas le français; noyade d’un enfant lors d’un cours: un «grave manquement au devoir de surveillance»… Découvrez les histoires étonnantes survenues cette semaine dans les tribunaux en Wallonie.

Conflit de voisinage, vol, infraction au code de la route, agression, autant de motifs de se retrouver face au tribunal. S’il existe une multitude d’alternatives pour l’éviter, force est de constater que nos tribunaux sont pleins. Face à ces hommes et ces femmes pris en défaut: un juge. À lui de juger les arguments de chacun pour ensuite opter pour la compréhension, le sermon et parfois la punition. Mais il faut bien reconnaître que parfois, il est difficile de détecter la sincérité de la mauvaise foi. En effet certains usent de fourberie quand ils font face au tribunal. Toutes les excuses sont bonnes.

L’Avenir vous invite à découvrir ces petites scènes insolites de vos tribunaux mais aussi des tranches de vie.

1.Le «Héros du quartier» risque 30 mois de prison

Il fait partie des trois héros de son quartier depuis qu’il avait porté secours à des habitants de la rue Spintay dont la maison était en flammes. C’était en octobre 2016. Quatre ans plus tard, c’est devant le tribunal correctionnel que ce trentenaire a dû se présenter. Il risque 2,5 ans de prison pour avoir, entre autres, pris la fuite lors d’un contrôle de police à Verviers.

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2.«Police!»: le dealer n’est pas bilingue

Cela fait quelques années qu’une partie du trafic de drogue dans les rues de Namur est sous la coupe de la «Dutch Connection». Et lorsque des dealers doivent répondre de leurs actes devant la justice, toutes les excuses sont possibles. Le 4 août dernier, lorsque deux policiers tentent d’interpeller un Hollandais suspect, ce dernier n’aurait pas compris qu’il devait s’arrêter, bousculant et blessant une des policières, sur son passage. «Les policiers portaient un brassard. Et ils ont crié police. Politie ou police, cela se comprend parfaitement», estime l’avocat de cette dernière.

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Citation de la semaine

Vous nous dépeignez un homme travailleur et malheureux de ce qui lui arrive. Moi, je rajoute ce que vous avez oublié, c’est avant tout un malhonnête.

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3.Tout nu et tout alcoolisé à sa fenêtre

Frédéric boit beaucoup plus que ce qu’il devrait, et ce dès le matin. Forcément, cette consommation abusive ne l’aide pas à garder un comportement exemplaire. À deux reprises, sous l’emprise de la boisson, il s’est ainsi fait remarquer à la fenêtre de son domicile. Il aurait pu éviter de devoir se présenter devant un tribunal correctionnel. Mais il n’a pas voulu saisir l’opportunité.

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4.Un enterrement et trois coups de poing

Perdre un être cher est sans doute l’étape la plus difficile dans une vie. Dans certaines familles, l’enterrement permet de réunir les proches et d’apaiser les tensions accumulées depuis des années. Dans d’autres cas, cette épreuve fait remonter à la surface les vieilles rancœurs du passé. Ce jour-là, l’enterrement du papa a ravivé des tensions entre frère et sœur.

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5.Même à l’arrêt, l’ivresse est condamnable

Pour cette affaire, nous quittons momentanément les salles des tribunaux correctionnels pour vous emmener à la Cour de cassation. C’est là qu’un Carolo avait interjeté un pourvoi contre sa condamnation (en mai dernier) pour conduite en état d’ivresse. Le quinquagénaire affirmait qu’il ne conduisait pas car son véhicule était à l’arrêt. Mais ni le tribunal de police, ni le tribunal correctionnel, ni la Cour de cassation ne lui ont donné raison.

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On vous raconte la suite

Noyade d’un enfant lors d’un cours: un «grave manquement au devoir de surveillance»

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a rendu son jugement dans le dossier concernant la noyade d’un enfant de 4,5 ans survenue dans une piscine d’Ottignies, à l’occasion d’un cours de natation auquel participaient les élèves de deuxième maternelle. La jeune victime, restée plusieurs minutes sous l’eau, s’en est sortie in extremis.

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Les fonctionnaires avaient volé de milliers de donnés, elles viennent d’être condamnées

Elles étaient poursuivies aux côtés d’une dizaine d’anciens fonctionnaires qui ont fourni, pendant plus de 10 ans, des informations confidentielles sur la population en les vendant à des sociétés de détectives privés.

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Retrait de bracelet électronique trop fêté

Le 26 juillet, Laurent avait tenu à fêter le retrait de son bracelet électronique. Une soirée alcoolisée qui s’était terminée par des violences envers sa compagne et un voisin qui avait tenté de s’interposer. Nous vous en avions fait écho lors d’une précédente chronique. Laurent, qui été incarcéré depuis les faits, a été fixé sur son sort. Il va pouvoir sortir de prison. En espérant qu’il s’abstiendra cette fois de fêter sa sortie.

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Le saviez-vous?

Infractions Covid: la justice dans le flou

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas dans la salle d’audience de ce tribunal de police qui voit défiler, chaque lundi matin, les «réfractaires» aux mesures de confinement. Ils encourent une peine de 8 jours à 3 mois de prison, et/ou à une amende de 26€ à 500€ (qu’il faut multiplier par huit, en raison des décimes additionnels) pour s’être rassemblés, avoir effectué des déplacements «non essentiels», avoir traversé la frontière pour acheter du tabac, etc.

En fonction des juges qui se succèdent, c’est parfois la remontrance, parfois la clémence. Une justice dans le flou, alors que la Belgique entame son deuxième confinement.

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