CORONAVIRUS

«On va assister à une vague sans précédent de faillites et de pertes d’emplois», les réactions du monde de l’entreprise

«On va assister à une vague sans précédent de faillites et de pertes d’emplois», les réactions du monde de l’entreprise

Illustration. AFP

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) comprend les mesures renforcées de lutte contre le coronavirus annoncées par le gouvernement mais demande un «plan Marshall» pour les entreprises afin d’éviter «des dizaines de milliers de faillites», a indiqué vendredi l’administrateur délégué de la FEB, Pieter Timmermans.

La plus grande organisation d’employeurs du pays comprend le renforcement des mesures et appelle les employeurs et les travailleurs à les appliquer afin d’éviter l’écroulement des soins de santé.

Parallèlement, la FEB réclame pour un «plan Marshall» pour renforcer la colonne vertébrale financière des entreprises. «Il est nécessaire de prendre des mesures durables dans tous les secteurs pour soutenir les entreprises saines et éviter une vague de faillite», a déclaré M. Timmermans.

Il fallait agir, selon l’Union wallonne des entreprises

«Les autorités fédérales et fédérées ont décidé de renforcer encore les mesures de lutte contre le coronavirus. L’urgence de la situation sanitaire s’impose à tous, le monde des entreprises n’y échappe pas», affirme vendredi l’Union wallonne des entreprises (UWE).

 

 

En décidant de préserver une série de secteurs, les autorités ont manifestement cherché à préserver au maximum ce qui pouvait l’être, dans l’intérêt de tous, sur le court, le moyen et le long terme, indique encore l’UWE qui dit néanmoins «regretter que les mesures mises en place jusqu’ici n’aient pas suffisamment porté leurs fruits».

L’association insiste auprès de ses membres pour que le télétravail devenu obligatoire soit respecté de manière encore plus stricte. Pour les secteurs à l’arrêt, l’UWE demandera des mesures de soutien à la hauteur du préjudice qu’ils vont subir. Plus que jamais, l’UWE insiste pour que les soutiens publics soient prolongés, pendant de longs mois.

L’Union des classes moyennes, par le biais de son président Pierre-Frédéric Nyst dans le JT de RTL-TVi, réclame aussi le soutien des autorités.

«Sans soutien, on va assister à une vague sans précédent de faillites» (Mode Unie)

«S’il n’y a pas de mesures de soutien supplémentaires, on va assister à une vague sans précédent de faillites et de pertes d’emplois. Le gouvernement doit faire vite, sinon nous allons couler», a prévenu vendredi Isolde Delanghe, directrice de l’organisation Mode Unie, qui défend les intérêts des détaillants de mode indépendants.

Selon le secteur, la plupart des magasins de mode disposent d’un stock important de vêtements d’hiver. En outre, les ventes de certains magasins ont chuté de 75% depuis la fermeture des restaurants et des bars.

«Malgré cette lourde perte de chiffre d’affaires, les magasins de mode ne pouvaient pas compter sur des mesures de soutien supplémentaires. Nous espérons donc que le secteur de la mode sera reconnu comme un secteur gravement touché, en raison des énormes stocks restants, et que, comme annoncé, des mesures de soutien supplémentaires seront prises. Dans le cas contraire, nous serons confrontés à une période particulièrement sombre avec une vague de faillites et de pertes d’emplois en vue», affirme Mme Delanghe.

Outre des mesures de soutien supplémentaires, le secteur de la mode demande également au gouvernement de contribuer activement à sensibiliser les consommateurs au fait que le shopping local et belge est plus nécessaire que jamais.

«Les conséquences économiques seront pires» (UCM)

«On va assister à une vague sans précédent de faillites et de pertes d’emplois», les réactions du monde de l’entreprise
Illustration. Photo News
«La nouvelle mise sous cloche du pays décidée ce vendredi était devenue inévitable. Pour les dizaines de milliers d’indépendants et de chefs de PME concernés, c’est une catastrophe pire que celle de mars», estime vendredi l’Union des classes moyennes (UCM), à la suite des nouvelles mesures décrétées par le gouvernement fédéral pour lutter contre le coronavirus.

«Le premier confinement pouvait se justifier, face à l’irruption d’une maladie inconnue. Le second confinement, sept mois plus tard, est un scandale. Il frappe des entrepreneurs fragilisés, usés financièrement et moralement. Ils n’ont pourtant pas d’autre choix que de faire front, de limiter les dégâts et d’espérer la reprise», souligne l’UCM.

L’organisation appelle le gouvernement fédéral, mais aussi les Régions, à prolonger et intensifier les mesures de soutien, en veillant à l’efficacité et à l’équité entre les secteurs.