MONS

Avis défavorable pour 22 854 panneaux solaires à Saint-Denis et Obourg

Avis défavorable pour 22 854 panneaux solaires à Saint-Denis et Obourg

Les riverains s’opposaient au champ photovoltaïque, ils sont rejoints par la Ville. -

La Ville de Mons s’est positionnée contre le projet porté par Perpetum Energy. Elle a jugé le projet inadéquat en zone d’habitat.

Le mois dernier, la société Perpetum Energy, qui s’est spécialisée dans l’installation de champs photovoltaïque, déposait une demande de permis pour ériger un parc de 22 854 panneaux solaires à Saint-Denis et Obourg (Mons), sur une carrière désaffectée et remblayée de 11 ha.

Le projet a suscité une levée de boucliers chez les riverains lors de l’enquête publique, achevée il y a deux semaines. En effet, les parcelles visées par Perpetum sont à proximité immédiate du centre du terrain et enclavent certaines habitations, qui se retrouveraient encerclées par des panneaux solaires.

Après l’enquête publique, le Collège communal de la Ville de Mons était amené à rendre un avis. Celui-ci vient de se prononcer négativement, pour deux raisons principales: son inadéquation dans une zone d’habitat et son impact environnemental trop peu étudié.

«La procédure entamée omet le volet environnemental, l’évaluation des incidences réalisée est pauvre, le dossier ne fonde pas la dérogation au plan de secteur sollicitée et enfin, l’impact paysager du projet dans une commune essentiellement rurale et les nuisances potentielles occasionnées par le chantier et l’exploitation future sont grands», note le Collège communal.

Encadrer le développement du photovoltaïque

Si la majorité montoise PS-Écolo ne se dit pas opposée au développement de projets de production d’énergies alternatives, «cela ne peut se faire au détriment de nos villages et de leurs paysages caractéristiques. Nous souhaitons encourager les porteurs de projet à les développer dans des zones adaptées, tels que les zonings, les zones industrielles, ou encore sur les toitures des bâtiments se trouvant dans ces zones», estime le bourgmestre Nicolas Martin.

Pour le Collège communal montois, il est important de pouvoir encadrer le développement de tels projets. «Nous travaillons sur une déclaration générale du Collège concernant l’implantation de panneaux solaires, tout comme nous avons établi un cadre pour le développement éolien» ajoute Maxime Pourtois, Échevin de l’Urbanisme.

Un cadre qui s’avérera nécessaire, tant les projets de ce type pullulent dans la région: une demande a d’ailleurs été introduite par le même promoteur pour établir un champ de… 41 508 panneaux photovoltaïques et de six cabines sur une zone d’aménagement communal concerté à Nimy. L’enquête publique se termine ce 2 novembre.

Notons néanmoins que la Ville n’a pas le dernier mot, celle-ci rendant un avis. C’est la Région wallonne, via ses fonctionnaires-délégués, qui tranchera.