CYCLISME

Quentin Venner devient professionnel

Quentin Venner devient professionnel

Quentin Venner devient coureur professionnel. Bingoal-WB

Le coureur de Corswarem sera pro ces deux prochaines saisons chez Bingoal-Wallonie Bruxelles.

Il a du mérite, Quentin Venner. De nombreux autres coureurs auraient baissé les bras. De nombreux autres sportifs auraient abandonné après tant de coups du sort et un avenir incertain. Mais le coureur de Corswarem (Berloz) s’est accroché. Malgré les chutes et les séjours à l’hôpital. Et il a continué à y croire. Il a eu raison. Car il vient de signer son premier contrat chez les pros: il va rejoindre l’élite du cyclisme ces deux prochaines années, au sein de la formation continentale pro Bingoal-Wallonie Bruxelles. Un contrat décroché au bout de son année de la dernière chance. «Soit je deviens pro en 2021, soit j’arrête», nous avait annoncé le cycliste de 22 ans en début d’année. Il va donc continuer.

Et il pourra vivre de sa passion ces deux prochaines années. «C’est un rêve qui se réalise, la suite de ce que j’espérais en arrivant chez les espoirs, se réjouit Quentin Venner. Quand j’ai commencé la compétition chez les aspirants 14 ans, je n’aurais jamais imaginé à l’époque devenir un coureur pro un jour. Je n’avais pas le niveau. Mais j’ai progressé chaque année. Je n’étais pas parmi les plus forts au début, mais je me suis amélioré, alors que les plus costauds de l’époque ne sont plus là aujourd’hui. Et une fois arrivé chez les espoirs, j’ai commencé à y croire. Même si cela n’a pas été évident. »

Chaque année, il a été rattrapé par la poisse. Avec des chutes à répétition, comme sur l’Arden Challenge, le Tour de Namur ou le Grand Prix de Francfort («où il était un des plus forts avant de tomber », a souvent répété son directeur sportif Christophe Detilloux). Avec à chaque fois des fractures à la clé. Avec à chaque fois une mise à l’arrêt. Et de nombreux efforts pour revenir à niveau. «Cela n’a pas été simple et, cette année, il y a eu cette crise du coronavirus, avec très peu de courses pour se mettre en évidence, poursuit Quentin Venner. Je dois bien dire que j’ai un peu douté cette année. Mais heureusement, la direction sportive de mon équipe a analysé toutes ces dernières années, et pas seulement cette saison tronquée.»

Il va donc faire le grand saut, passant de l’équipe espoirs à la formation pro de Bingoal-Wallonie Bruxelles. Qui avait déjà fait appel à lui ces dernières semaines, en l’emmenant sur le Tour d’Émilie, en Italie, et en France, sur le Grand Prix d’Isbergue et Paris-Camembert.

Il sait donc ce qui va l’attendre la saison prochaine. A-t-il des envies particulières, le souhait de découvrir certaines courses? « J’ai envie de découvrir toutes les épreuves, répond-il dans un large sourire. Mais les classiques wallonnes, forcément, elles font rêver. »

S’il arrive à l’échelon des pros, Venner sait que sa carrière ne fait que commencer. Et qu’il devra tout recommencer à zéro pour faire sa place chez les professionnels. « Mon ambition est d’apprendre, de prendre de l’expérience, de continuer à progresser et de travailler pour l’équipe», ajoute-t-il.