COMMENTAIRE

Le salaire de la trouille

Le salaire de la trouille

EdA

Il y a manifestement deux choses qui permettent de faire changer d’avis le commun des mortels: l’argent ou la trouille.

Il y a quelques mois à peine, alors qu’un confinement pur et dur était décrété par l’autorité, beaucoup criaient haut et fort qu’il était injuste d’attenter ainsi à leur liberté mais aussi et surtout, par voie de conséquence, à leur portefeuille.

Aujourd’hui, alors que les informations diffusées sur la pandémie se veulent plus alarmistes de jour en jour, alors que chacun ou chacune connaît des proches positifs, voire malades, alités, hospitalisés ou pire encore, en soins intensifs, chacun et chacune se disent qu’ils ne seront peut-être pas épargnés par ce fichu virus.

Chacun et chacune sont désormais animés par un nouveau sentiment sans rapport avec celui exprimé il y a quelques semaines: la trouille.

Lequel se traduit maintenant, chez ceux et celles qui dénonçaient la dictature sanitaire, par des demandes pressantes auprès des autorités afin qu’elles adoptent («enfin», rajoutent-ils) des mesures drastiques, notamment en matière de confinement…

Comme quoi, la trouille peut, en l’espace de quelques jours, voire de quelques heures, vous changer complètement un homme ou une femme.

À moins, que ce ne soit de… l’altruisme.