FOOTBALL

La Wallonie arrête ses subsides aux terrains synthétiques en SBR

La Wallonie arrête ses subsides aux terrains synthétiques en SBR

Pas de danger a priori pour les jeunes joueurs mais des risques de dissémination dans l'environnement à analyser encore. EdA

Le ministre Crucke l’annonce: la Wallonie se dirige vers la fin des subsides pour les nouvelles demandes qui concerneraient des terrains synthétiques en SBR.

La Wallonie se dirige vers la fin pure et simple des subsides pour les nouvelles demandes qui concerneraient des terrains synthétiques en SBR (caoutchouc issu de pneus), indique ce mercredi le ministre wallon en charge des Infrastructures sportives, Jean-Luc Crucke.

Depuis fin 2018 et la polémique autour des terrains synthétiques avec un remplissage en SBR, plus aucun terrain de ce type n’a été subsidié par la Région et une étude sur l’impact environnemental potentiel de ce type de matériau de remplissage a été demandée afin de prendre une décision définitive.

Les risques sanitaires, eux, avaient déjà été écartés au niveau fédéral par la ministre de la Santé de l’époque.

L’analyse environnementale de la ministre wallonne de l’Environnement, Céline Tellier, «vient d’être reçue et est rassurante du point de vue écotoxicologique», les résultats ne mettant pas en évidence d’impacts significatifs de ce type de remplissage sur la qualité de l’environnement, tant sur les eaux de surface que sur les sols, précise le ministre Crucke.

Cette conclusion ne demande donc pas de mesures spécifiques pour les terrains déjà existants, ajoute-t-il.

Néanmoins, les risques futurs de dissémination de micro et nanoparticules de caoutchouc n’ont pas encore été complètement évalués, souligne Jean-Luc Crucke. Vu le principe de précaution et sur base des recommandations formulées sous l’angle environnemental, ce dernier a donc décidé de lever le moratoire actuel pour se diriger vers la fin pure et simple des subsides pour les nouvelles demandes qui concerneraient des terrains synthétiques en SBR.

Cette décision prend acte immédiatement et sera intégrée dans les documents techniques de l’administration, assure enfin le ministre.