FRANCE

Procès des attentats de 2015: une enquête visant l’un des accusés classée sans suite

Procès des attentats de 2015: une enquête visant l’un des accusés classée sans suite

Christophe Raumel est le seul des accusés à comparaître libre sous contrôle judiciaire au procès des attaques djihadistes contre «Charlie Hebdo». AFP

Une enquête pour subornation de témoin ouverte contre Christophe Raumel, l’un des accusés au procès des attentats de janvier 2015, a été classée sans suite ce lundi par le parquet d’Evry, a annoncé ce mercredi son avocate.

Cette enquête préliminaire, ouverte en marge du procès, a été classée pour «infraction insuffisamment caractérisée», «les investigations n’ayant pas permis de confirmer la réalité des faits dénoncés», a confirmé à l’audience l’un des représentants du parquet national antiterroriste (Pnat).

Le Pnat avait fait un signalement au parquet d’Evry le 6 octobre, après que l’ex-compagne de M. Raumel eut dénoncé lors de son audition devant la cour d’assises spéciale de Paris des menaces et des intimidations quelques jours avant l’ouverture du procès, le 2 septembre, ainsi que des violences conjugales.

Christophe Raumel avait «vigoureusement contesté ces allégations calomnieuses et fermement indiqué qu’il n’y avait jamais eu ni violence, ni menace, ni pression», a rappelé son avocate, Clémence Witt.

Le témoignage de son ex-compagne était «une mise en scène odieuse pour détruire un homme», a estimé Me Witt.

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Elle a indiqué avoir déposé mercredi matin au parquet d’Evry une «triple plainte» après ces «allégations mensongères», pour «faux témoignage», «faux et usage de faux» ainsi que pour «harcèlement moral» contre son client.

Christophe Raumel est le seul des accusés à comparaître libre sous contrôle judiciaire au procès des attaques djihadistes contre «Charlie Hebdo», une policière municipale à Montrouge et le magasin Hyper Cacher.

Il a reconnu avoir participé à l’achat de matériel pour Amédy Coulibaly. Les juges avaient abandonné la qualification terroriste à son encontre, estimant qu’il ne pouvait avoir eu connaissance de ses projets. Il encourt dix ans d’emprisonnement.

Le verdict est attendu le 13 novembre.