BRAIVES

En attendant un logement, Jean-Claude a faim et froid

En attendant un logement, Jean-Claude a faim et froid

Jean-Claude peut compter sur l’aide de Hugo, un ado du quartier. -Doc

SDF, Jean-Claude Drugmand s’installe en journée près de la gare de Braives. Il demande de l’aide aux habitants.

Jean-Claude Drugmand est bien connu à Braives où il a habité pendant plusieurs années. Mais alors qu’il logeait dans sa voiture depuis un an, aujourd’hui cet homme de 57 ans est à la rue.

Une enfance malheureuse, des mauvaises rencontres qui l’ont mené en prison, un parcours chaotique, une séparation problématique… Comme bien souvent en pareil cas, les accidents de la vie ont fait que Jean-Claude est aujourd’hui dans une situation complexe qui l’a mené à la rue. Et même si des aides sociales et des structures existent (lire ci-contre), ce n’est pas toujours simple de revenir dans un parcours de vie “normal”, dans la société.

Quoi qu’il en soit, le quinquagénaire passe une bonne partie de ses journées près de la gare de Braives, espérant qu’une âme charitable lui apporte un peu de nourriture ou de quoi le réchauffer. «Je dormais sous tente et la police est venue m’interpeller dimanche dernier en me disant que le camping sauvage est interdit.»

Éclaircies dans la grisaille

Mais heureusement, dans sa grisaille quotidienne apparaît de temps en temps une éclaircie. «L’autre jour, je dormais et je n’ai pas vu qu’un jeune du village qui passait sur le RAVeL m’amenait une gaufre», explique le SDF. Ce jeune homme, c’est Hugo Lambertz. Depuis, il revient de temps en temps discuter avec Jean-Claude et lui apporter un peu de réconfort. «D’autres personnes le font aussi de temps en temps. L’autre jour, j’étais sur le banc devant la maison communale. Une dame est passée en Mercedes. Elle m’a proposé un billet de 20€ mais j’ai refusé… J’ai quand même une certaine dignité.»

Et puis, depuis lundi soir, en attendant de bénéficier d’un vrai logement, le SDF peut loger dans le garage de la pharmacie du centre de Braives. «Mais je ne viens que le soir pour ne pas déranger la clientèle…». En attendant, les journées lui paraissent longues sur le quai de l’ancienne gare de Braives où il attend le train de la chance qui le fera basculer du bon côté de la vie.