GREZ-DOICEAU - OTTIGNIES

Peines avec sursis pour une noyade survenue lors d’un cours de natation à Ottignies

Peines avec sursis pour une noyade survenue lors d’un cours de natation à Ottignies

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a rendu son jugement, mardi, dans le dossier concernant la noyade d’un enfant de quatre ans et demi, survenue le 17 janvier 2019 dans une piscine d’Ottignies. puckillustrations – Fotolia

De quatre à six mois de prison avec sursis, ce sont les peines rendues ce mardi par le tribunal correctionnel du Brabant wallon suite à la noyade d’un enfant de 4 ans lors d’un cours de natation auquel il assistait avec son école, à Ottignies.

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a rendu son jugement, mardi, dans le dossier concernant la noyade d’un enfant de quatre ans et demi, survenue le 17 janvier 2019 dans une piscine d’Ottignies, à l’occasion d’un cours de natation auquel participaient les élèves de deuxième maternelle de l’école communale de Grez-Doiceau.

La jeune victime, restée plusieurs minutes sous l’eau, s’en est sortie in extremis. Le tribunal inflige six mois de prison avec sursis à son institutrice et quatre mois avec sursis à deux accueillantes, estimant qu’il y a eu ce jour-là un «grave manquement au devoir de surveillance», qui incombait aux intéressées.

Le maître-nageur qui travaillait dans l’eau avec les enfants et n’a pas remarqué qu’à la fin d’un exercice, la jeune victime avait laissé échapper son boudin flottant et se trouvait en détresse dans l’eau, était aussi poursuivi.

Le jugement relève que c’est aussi ce prévenu qui a permis de sauver l’enfant. Il a posé les gestes qui ont permis de le ramener à la vie après que le garçonnet ait passé plus de trois minutes au fond de l’eau, inanimé. Le tribunal octroie à ce maître-nageur la suspension du prononcé de la condamnation pour une durée de deux ans.

Trois institutrices pointées du doigt

Le jugement a par contre des mots sévères envers les trois autres prévenues. L’institutrice qui accompagnait sa classe le jour des faits était chargée de la surveillance du bassin, et un banc était prévu pour elle au bord de la piscine afin qu’elle remplisse cette tâche. Mais elle s’est rendue dans les vestiaires pour téléphoner en raison d’un problème d’organisation pour un voyage scolaire prévu le lendemain. À son retour, elle n’a pas regagné sa place mais est allée discuter avec les deux accueillantes, ce qui fait qu’aucune des trois n’a remarqué la noyade qui avait pourtant lieu à quelques mètres d’elle.

Pour le tribunal, qui évoque un «grave manquement au devoir de surveillance», il est évident que cette noyade n’aurait pas eu lieu si les trois prévenues avaient correctement effectué leur tâche.

Le jugement estime qu’une suspension du prononcé pour ces trois prévenues n’est pas une sanction adéquate, compte tenu de l’extrême gravité des faits, des séquelles psychologiques dont souffre toujours la victime et de la «négligence grave et caractérisée» dont les prévenues se sont rendues coupables.