Vers plus de mesures dans la grande distribution?

Vers plus de mesures dans la grande distribution?

Les représentants des travailleurs avaient interpellé la fédération du commerce en début de semaine dernière pour appeler les grandes enseignes à mettre en place des mesures plus drastiques. ÉdA

Allons-nous avoir droit à des mesures plus drastiques dans le secteur de la grande distribution?

Les recommandations sanitaires aux entreprises de la grande distribution pourraient prochainement être renforcées, a indiqué lundi soir la CNE, à l’issue d’une réunion entre Comeos et les syndicats.

Les représentants des travailleurs sont demandeurs de mesures de sécurité sanitaire plus fortes dans les magasins alors que la Belgique se trouve au cœur d’une deuxième vague du coronavirus.

Selon la CNE, Comeos s’est montré «à l’écoute» lors d’une réunion lundi. Une nouvelle entrevue est d’ores et déjà prévue ce mercredi. Pas question de se laisser entraîner dans des discussions à rallonge, avertit le syndicat chrétien.

Un client à la fois, gardien…

Les représentants des travailleurs avaient interpellé la fédération du commerce en début de semaine dernière pour appeler les grandes enseignes à mettre en place des mesures plus drastiques (désinfection des caddies, des locaux sociaux, un client à la fois, gardes à l’entrée,…), à l’instar de ce qui était en vigueur lors de la première vague.

Mais les syndicats souhaitent aussi que des conventions collectives négociées en mars et en avril (par enseigne et non pour l’ensemble du secteur, faute d’accord sectoriel à l’époque) sur des mesures liées au bien-être et en matière de pouvoir d’achat soient prolongées dans le temps.

En outre, «dans le secteur non-alimentaire plus particulièrement, il y a aussi la question des périodes de chômage Corona qui ne sont pas prises en compte (assimilées) pour le calcul des primes de fin d’année», souligne Delphine Latawiec, secrétaire nationale à la CNE Commerce.

Syndicats et Comeos se reverront mercredi à 14h.

L’appel de la FEB

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a lancé lundi, par la voix de son administrateur délégué, Pieter Timmermans, un appel à «mettre tout en œuvre pour maîtriser» la pandémie et éviter un second confinement fatal aux entreprises.

«Un deuxième confinement général affecterait si profondément les fondements de notre économie que la viabilité de bon nombre d’entreprises s’en trouverait brusquement menacée et que d’innombrables travailleurs perdraient leur emploi», avertit la principale organisation patronale du pays, pour qui «cela pourrait donner le coup de grâce à des dizaines de milliers d’entreprises, déjà au bord de la faillite à la suite du premier confinement».

Dans un message vidéo, Pieter Timmermans appelle donc à recourir autant que faire se peut au télétravail, mais aussi à réduire les contacts et à limiter au maximum les déplacements.

«Mais le télétravail n’a aucun sens si nous ne réduisons pas nos contacts privés et surtout si nous ne respectons pas les règles de distanciation, de port du masque et d’hygiène des mains», ajoute l’administrateur délégué de la FEB.

«Il faut agir maintenant, pas tantôt ou demain, mais maintenant», conclut-il.

BAJ/PMI