Les CPAS demandent de supprimer provisoirement le plafond du travail étudiant

Les CPAS demandent de supprimer provisoirement le plafond du travail étudiant

Photo d’archive heymans

La mesure devrait, pour les CPAS, s’appliquer jusqu’à la fin du premier trimestre 2021, au minimum dans les secteurs de la santé et de l’action sociale.

Les heures prestées en tant qu’étudiant ne doivent temporairement pas être comptabilisées dans le plafond annuel – au-delà duquel les jobistes paient des charges sociales ordinaires – fixé à 475 heures par an, demande la Fédération des CPAS lundi dans un courrier envoyé au ministre de l’Économie et du Travail Pierre-Yves Dermagne. Le but: encourager les étudiants à prêter main forte dans les secteurs très sollicités pendant la crise sanitaire.

La crise du Covid-19 implique de «graves manques de personnel dans les hôpitaux et les maisons de repos», souligne la fédération. «Sans être une panacée», la mesure apporterait selon elle «un oxygène bienvenu».

«Le cas échéant, il conviendrait de prendre des mesures d’accompagnement afin de ne pas pénaliser l’étudiant, en terme social, et les parents, en terme fiscal», ajoutent les CPAS. La fédération estime aussi que les Régions devraient adapter les règlementations concernant les allocations familiales pour que les étudiants occupés continuent à en bénéficier. La notion de personne à charge devrait aussi être revue.

Une mesure similaire était en vigueur dans tous les secteurs entre le 1er avril et le 30 juin 2020.

L’idée a été soumise lors d’une concertation avec le ministre de l’Économie et du Travail jeudi dernier, précise le porte-parole de la fédération Jean-Marc Rombeaux. Il rapporte que Pierre-Yves Dermagne a observé qu’au deuxième trimestre 2020, la mesure avait été prise dans le cadre des pouvoirs spéciaux, qui ne sont pas d’application aujourd’hui.