CORONAVIRUS

Bientôt des tests salivaires à l’école? «Je demande à Frank Vandenbroucke de ne pas attendre»

Bientôt des tests salivaires à l’école? «Je demande à Frank Vandenbroucke de ne pas attendre»

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Des tests salivaires auront-ils lieu bientôt à l’école?

Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet (MR), demande au gouvernement fédéral d’homologuer rapidement les tests salivaires de dépistage du coronavirus afin de pouvoir les utiliser dans les écoles de la Fédération.

Selon M. Jeholet, ces tests, même s’ils ne sont fiables qu’à 65% (contre plus de 80% pour les tests PCR), ont le grand avantage de livrer un résultat très rapidement.

Les tests PCR (réalisés à l’aide d’un prélèvement par écouvillon dans le nez, NDLR), nécessitent eux plusieurs jours, ce qui a pour effet de maintenir les enseignants testés plus longtemps en quarantaine. Ces absences prolongées désorganisent grandement le bon fonctionnement des écoles, s’inquiète lundi le ministre-président dans une interview à La Libre Belgique. Pour lui, il est impératif de gagner du temps afin de pouvoir remettre plus rapidement les profs sains au travail.

«Je lance donc un appel au ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, pour que le Fédéral reconnaisse les tests salivaires. Cela me semble vraiment important! J’ai entendu qu’il y réfléchissait, que cela allait prendre encore quelques semaines. Mais ces tests peuvent sauver des vies! Je demande à Frank Vandenbroucke de ne pas attendre et de les valider. Tous les arguments sont là. Il y a urgence».

La reconnaissance par le Fédéral de ces tests salivaires (mis au point par l’ULiège) permettrait d’assurer un remboursement de ceux-ci, et donc leur utilisation massive.

Pour Pierre-Yves Jeholet, la Fédération Wallonie-Bruxelles pourrait elle-même mener ces tests salivaires au sein des établissements scolaires auprès des élèves et des enseignants concernés.

Interrogé lundi pour savoir si cette mission reviendrait aux services de Promotion de la santé à l’école (PSE), le porte-parole du ministre-président précise que la mise en œuvre pratique de l’idée «est encore à régler».