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Province de Luxembourg: le couvre-feu «relativement bien respecté», le Centre-Ardenne en moins bon élève

Province de Luxembourg: le couvre-feu «relativement bien respecté», le Centre-Ardenne en moins bon élève

Police illustration BELGA

Instauré à minuit la semaine dernière puis 22h depuis samedi, le couvre-feu a été durci en Wallonie, pour une durée d’un mois. Mais a-t-il été bien respecté en province de Luxembourg durant le week-end?

La réponse est plutôt positive. «On ne m’a rien signalé de particulier», indique Sarah Pollet, magistrate de presse au parquet du Luxembourg. Les zones de police confirment un calme global.

«C’est relativement bien respecté, même s’il y a parfois quelques remarques de la part des citoyens, constate Frans Ceulemans, commissaire à la zone Arlon, Attert, Habay, Martelange. Certains ont dit ne pas être au courant que le couvre-feu passait à 22h en Wallonie, pensant que c’était toujours minuit. Cela devrait s’arranger à partir de ce lundi.»

À noter tout de même, une personne a été privée de liberté dans la nuit de samedi à dimanche à Arlon, suite à une bagarre sur la voie publique et une rébellion, avec un PV dressé pour non-respect du couvre-feu.

Du côté des zones de police de Famenne-Ardenne et de Gaume, le constat est similaire. «Au total, on a dressé cinq à six PV pour non-respect des mesures Covid ou du couvre-feu, c’est donc limité», nous précise-t-on du côté de la zone de Gaume. Dans la zone Semois & Lesse, le bilan est encore meilleur puisqu’«aucun pv n’a été donné, tout a été respecté, assure le commissaire divisionnaire Vincent Léonard. Ce n’est pas faute de contrôler, mais les gens semblent avoir pris conscience de la situation actuelle.»

Si tout semble positif, une zone a tout de même noté une augmentation des PV durant le week-end, celle du Centre-Ardenne. Mais rien d’ingérable. «Vu la situation sanitaire, les contrôles sont renforcés dans ce sens», complète le commissaire Alan Dieudonné.

Pour rappel, en cas de non-respect du couvre-feu, une transaction immédiate de 250 euros à payer (sur le champs ou dans un délai court) sera proposée au contrevenant. Ce qui, sauf en cas de récidive, évitera à ce dernier une citation devant le tribunal, lequel outre les frais de plusieurs centaines d’euro, pourra le condamner à 26 à 200 euros x 8.