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Brexit: des négociations à Londres jusqu’à mercredi, puis à Bruxelles

Brexit: des négociations à Londres jusqu’à mercredi, puis à Bruxelles

Michel Barnier, négociateur en chef européen pour le Brexit AFP

Les négociations commerciales post-Brexit engagées depuis jeudi entre le Royaume Uni et l’Union européenne vont se poursuivre jusqu’à mercredi à Londres et passeront ensuite à Bruxelles jeudi, mais «on est encore loin d’un accord», ont indiqué dimanche plusieurs sources européennes à l’AFP.

«Les négociations continuent à Londres jusqu’à mercredi puis à Bruxelles à partir de jeudi», a-t-on précisé de source européenne.

«Les négociations avancent, mais on est encore loin», a commenté un responsable européen. L’UE a refusé le principe d’un tunnel de négociations, car les États membres ont besoin d’être informés de l’état d’avancement des discussions», a-t-il expliqué.

Le négociateur en chef européen, Michel Barnier, va effectuer des aller et retour entre Londres et Bruxelles la semaine prochaine, ont confié deux responsables européens.

Plusieurs pistes sont étudiées par les négociateurs sur les trois points difficiles: l’alignement des normes et les règles du jeu en matière de concurrence, le règlement des différends et la pêche.

L’UE refuse de fixer des dates butoirs pour les négociations, mais un état des lieux est planifié pour la mi-novembre, a-t-on précisé.

Les négociations ont repris jeudi à Londres après une semaine de tensions. Les deux négociateurs, M. Barnier et le Britannique David Frost ont décidé d’intensifier leurs discussions et de travailler sur des projets de textes afin de trouver un accord applicable le 1er janvier prochain, à la fin de la période de transition suivant leur divorce historique le 31 janvier dernier.

«Clairement, des différences significatives demeurent entre nos positions sur les sujets les plus difficiles mais nous sommes prêts avec l’UE, de voir si c’est possible de les rapprocher lors de discussions intensives», a indiqué jeudi un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué. «Il est tout à fait possible que les négociations échouent», a-t-il cependant averti.