CORONAVIRUS

Bruxelles impose un couvre-feu à 22h, le port du masque et fait fermer les salles sportives et culturelles

Bruxelles impose un couvre-feu à 22h, le port du masque et fait fermer les salles sportives et culturelles

Les mesures sont soutenues unanimement par les bourgmestres et les scientifiques consultés. ÉdA Mathieu GOLINVAUX

D’après les bourgmestres sortant de la réunion de la cellule de crise, la Région bruxelloise imposera aussi un couvre-feu à partir de 22h ainsi que le port du masque.

Comme en Wallonie, le couvre-feu sera également d’application à partir de 22h et jusqu’à 6 heures, à Bruxelles, dès lundi. Le port du masque est à nouveau obligatoire partout dans la capitale, comme il l’a été durant le mois d’août. L’ensemble des lieux culturels et des salles de sport (piscines, fitness) seront inaccessibles au public, a indiqué samedi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS), à l’issue de la réunion de la cellule de crise, à laquelle ont pris part, notamment, l’ensemble des bourgmestres de la capitale.

En sport amateur, seuls les entrainements pour les moins de 12 ans seront encore autorisés. Les excursions scolaires sont désormais interdites. Les centres récréatifs doivent rester fermés. Pour les enterrements et les mariages, la cellule bruxelloise de crise a décidé d’en revenir aux mesures très restrictives qui étaient appliquées durant le lockdown.

Le télétravail est désormais obligatoire.

Les commerces devront fermer leurs portes à 20 heures.

Les achats dans les commerces ne pourront plus être effectués que par une personne qui peut être accompagnée d’un mineur d’âge. Seules les personnes souffrant d’un handicap peuvent être accompagnées d’une autre personne adulte.

Les cortèges Halloween et autres sorties du genre sont interdits.

La pandémie «nous impose une grande leçon d’humilité»

«Je comprends que la population éprouve une grande lassitude et de l’incompréhension et que se retrouver dans la situation actuelle après ce que l’on a connu début mars suscite de tels sentiment», a commenté le ministre-président bruxellois, annonçant ces mesures.

Selon lui, la pandémie «nous impose une grande leçon d’humilité». Les mesures soutenues unanimement par les bourgmestres et les scientifiques consultés sont rendues nécessaires par les chiffres galopants et les «risques d’effondrement du système hospitalier dans le pays» que ceux-ci engendrent, a-t-il justifié.

«L’objectif n’est pas d’entrer dans une espèce de course à l’échalote à celui qui sera le plus vertueux, mais de prendre des mesures qui s’imposent pour notre population», a-t-il poursuivi.

Selon lui, on observe un léger ralentissement dans la hausse du nombre de contaminations, mais la situation reste «très sérieuse».

Selon les chiffres livrés samedi par la Commission Communautaire Commune de Bruxelles, en charge de la Santé, il y a eu au cours des trois derniers jours plus de 2.100 contaminations par jour et on observe un ratio de cas positifs de 25,7% pour 6.650 tests par jour. Vendredi, 786 malades étaient hospitalisés à Bruxelles. Parmi ceux-ci, 107 personnes en soins intensifs.

«On ne s’en sortira pas si ce que l’on a décidé aujourd’hui n’obtient pas une adhésion large de la population» a insisté Rudi Vervoort.