VERVIERS

Deux ans de prison requis pour viol sur une ado de 14 ans

Deux ans de prison requis pour viol sur une ado de 14 ans

Le jugement sera prononcé le 6 novembre. UPP / Reporters

LEs faits se sont produits pendant l’été en 2018, dans une caravane à Jalhay. Le prévenu était âgé de 38 ans à l’époque.

Un habitant d'Ougrée, né en 1979, a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Verviers pour des faits de viol et d'attentat à la pudeur à l'encontre d'une adolescente âgée de 14 ans au moment des faits.

Les faits se sont produits entre le 10 juillet et le 10 août 2018. À l’époque, le prévenu âgé de 38 ans était dans une situation difficile à la suite d'un accident mortel de la route qu'il avait occasionné et logeait dans une caravane installée dans le jardin de l'un de ses amis, à Jalhay. C'est là qu'il explique avoir rencontré l'adolescente avec laquelle il a entretenu une relation amoureuse.

Durant l'audience, l'homme a reconnu qu'il avait entretenu des relations sexuelles avec la mineure qui était, selon lui, consentante. Pour le ministère public c'est par ruse et par surprise qu'il a bénéficié des faveurs de la jeune fille qui, au vu de son âge ne pouvait pas marquer son accord. «Dès le début de la relation, le prévenu a marqué une certaine emprise morale sur la jeune femme en lui disant qu'il allait la protéger et très rapidement, malgré les 24 ans de différence d'âge, il lui a proposé des relations sexuelles.» Pour le parquet, les préventions de viol et attentat à la pudeur sont établies, il réclame donc une peine de 2 ans de prison.

Le prévenu qui a tenté de minimiser la gravité des faits a expliqué que l'ami qui l'hébergeait les avait surpris. Il s'est alors réfugié chez son ex-femme, où l'adolescente l'a temporairement rejoint.

Les parents de l'adolescente, encore fort marquée par les faits subis, se sont constitués partie civile et espèrent une condamnation. Ils réclament un euro à titre symbolique. Le tuteur de la jeune fille a, pour sa part, réclamé un montant de 2 500 euros pour les dommages subis.

Le jugement sera prononcé le 6 novembre.