HERSTAL

Aéronautique: des emplois menacés chez TAC aux Hauts-Sarts

Aéronautique: des emplois menacés chez TAC aux Hauts-Sarts

L’industrie aéronautique est en difficulté en région liégeoise. ÉdA

Avec des avions cloués au sol, l’industrie trinque. À Herstal, la société Technical Airborne Components (TAC) a annoncé son intention de recourir au licenciement collectif.

Le secteur aéronautique n’est, hélas, pas épargné par la crise sanitaire liée au coronavirus. Avec des avions cloués au sol pendant des mois, l’industrie a, elle aussi, du mal à résister.

Après Hexcel et Shur-Lok International, c’est la société Technical Airborne Components (TAC) qui a annoncé son intention de recourir au licenciement collectif. Cette entreprise, basée à Milmort, dans le zoning des Hauts-Sarts et spécialisée dans la fabrication de bielles et composants pour le marché aéronautique, occupe actuellement quelque 178 travailleurs. Ce vendredi, lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, la direction a fait part aux représentants du personnel de son intention de se séparer de 175 travailleurs soit la totalité des emplois menacés.

«La série noire continue… et ce qui est d’autant plus inquiétant, c’est que la reprise s’annonce lointaine et incertaine», constate avec amertume René Petit, secrétaire permanent ACV-CSC METEA. «Partout, les carnets de commande sont de plus en plus vides et, sans perspectives de relance, les chiffres d’affaires s’effondrent et on sabre l’emploi.»

Comme ailleurs dans le secteur, TAC a eu recours à du chômage temporaire pour cas de force majeure depuis le début de la crise du Covid. Mais aujourd’hui, la direction estime que la mesure ne permettra pas de passer le cap.

«Il faut une réaction du monde politique. Et de toute urgence car on court à la catastrophe. Il doit très vite prendre des mesures fortes pour aider le secteur de l’aéronautique: ce sont des milliers d’emplois qui sont en jeu.»

La phase 1 de la procédure Renault est lancée chez TAC, une phase d’information et de consultation lors de laquelle ACV-CSC METEA posera toutes les questions et fera des propositions pour sauver l’emploi et obtenir des garanties pour l’avenir afin de pérenniser l’activité sur le site de Milmort.