ÉTATS-UNIS

L’ancien président Obama appelle à oublier les sondages et à se mobiliser pour Biden

L’ancien président Obama appelle à oublier les sondages et à se mobiliser pour Biden

«Nous avons 13 jours jusqu’à l’élection la plus importante de notre vie», a lancé Barack Obama. AFP

L’ancien président américain Barack Obama a appelé mercredi les démocrates à se mobiliser en masse d’ici le 3 novembre pour Joe Biden et à ne pas croire que l’élection est déjà gagnée car les sondages sont favorables.

Le démocrate a accusé son successeur républicain Donald Trump de mentir et n’avoir jamais pris son poste «au sérieux».

«Nous ne pouvons faire preuve de complaisance», a-t-il lancé depuis Philadelphie, à 13 jours de l’élection présidentielle qui opposera Donald Trump à Joe Biden. «Je ne m’intéresse pas aux sondages», a-t-il ajouté, rappelant qu’ils étaient favorables en 2016 à Hillary Clinton avant sa défaite surprise.

«Beaucoup de gens sont restés chez eux, ont été flemmards et complaisants», a-t-il souligné. «Pas cette fois! Pas lors de cette élection!», a-t-il martelé.

«Nous avons 13 jours jusqu’à l’élection la plus importante de notre vie», a-t-il lancé, avant de prononcer un réquisitoire virulent contre Donald Trump.

«Tweeter ne résout pas les problèmes»

«Ce n’est pas la téléréalité, c’est la réalité!», a-t-il dit. «Et nous devons vivre avec les conséquences de (Donald Trump), qui s’est montré incapable de prendre son poste au sérieux».

«Tweeter en regardant la télévision ne résout pas les problèmes», a-t-il ajouté, dénonçant l’attitude du président républicain.

«Notre démocratie ne pourra fonctionner si les gens qui sont censés être nos dirigeants mentent tous les jours et inventent des tas de choses», a-t-il dénoncé, mettant en garde contre le risque d’une accoutumance.

«Avec Joe Biden et Kamala Harris, vous n’aurez pas à vous préoccuper des choses folles qu’ils disent tous les jours», a-t-il dit. «Ce ne sera pas aussi épuisant».

Pour le troisième jour consécutif, Joe Biden n’avait rien mercredi à son programme public, tandis que le président républicain continuait de sillonner les États-Unis, à la veille du dernier débat très attendu entre les deux candidats.