CORONAVIRUS

Les taxis aussi sont touchés par le lock-down: «On pense à une manifestation sauvage»

Les taxis aussi sont touchés par le lock-down: «On pense à une manifestation sauvage»

Les taxis menacent de manifester «sauvagement». ÉdA – Julien RENSONNET

Le ministre fédéral des Indépendants et des PME, David Clarinval, rencontrera bientôt des associations du secteur du taxi. Celui-ci exige des compensations liées à l’impact de la crise sanitaire. Des menaces de manifestations sauvages sont brandies.

Le ministre fédéral des Indépendants et des PME, David Clarinval, rencontrera mardi prochain des associations du secteur du taxi pour discuter des compensations liées à l’impact de la crise sanitaire sur leur situation professionnelle, a indiqué mercredi le porte-parole du ministre, Christian Carpentier.

La Fédération belge des taxis (Febet) avait notamment adressé un courrier au ministre pour lui demander de déployer un soutien économique pour les taxis, à commencer par les chauffeurs de nuit fortement impactés par le couvre-feu annoncé vendredi.

«Sans réponse dans les prochains jours, on pense à faire une manifestation sauvage», avait alors fait valoir Ed-Denguir Khalid, président de la Febet. «On veut que le ministre nous aide comme il aide l’horeca. Nos chiffres d’affaires ont diminué de 70 à 80%. On commençait juste à reprendre doucement nos activités quand il y a eu ce nouvel arrêt de la vie sociale, proche du reconfinement.» Il indique ce mercredi que l’association n’organisera pas d’action d’ici la rencontre de mardi.

Abdelkarim Dari, président de l’ASBL Elite Taxi Belgium, se réjouit de la rencontre avec le fédéral. Il souligne cependant que la grève et la manifestation du 16 novembre prévue entre autres devant le cabinet du ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort sont maintenues. Cette mobilisation vise ici les primes régionales et appelle le gouvernement bruxellois à profiter du ralentissement des activités causé par l’épidémie pour relancer les discussions sur le plan Taxi.

«On est les grands oubliés de la crise», assure Abdelkarim Dari. «Nous vivons à 80% en complémentarité avec l’horeca et l’événementiel, qui ont fermé leurs portes. Sans eux, on a du mal à travailler et le couvre-feu n’arrange pas du tout les choses».