CORONAVIRUS

Les syndicats demandent la réintroduction du caddy obligatoire et du steward à l’entrée

Les syndicats demandent la réintroduction du caddy obligatoire et du steward à l’entrée

ÉdA

Les syndicats du secteur du commerce demandent mercredi aux employeurs la réintroduction du caddy obligatoire pour faire ses courses dans les supermarchés afin de maintenir une distance suffisante entre les clients et vis-à-vis du personnel.

Ils plaident également pour le retour à l’entrée des grandes surfaces des gardes chargés de désinfecter les chariots et de veiller au flux de clients.

En mars-avril, lors du confinement, le caddy avait été rendu obligatoire et permettait de maintenir la distance en caisse, dans les files, entre les clients et aussi vis-à-vis du personnel, rappelle Delphine Latawiec, secrétaire nationale CNE Commerce. Des stewards postés à l’entrée des magasins avaient, eux, pour mission de désinfecter les chariots, de vérifier le port du masque et de veiller au flux de clients et au respect de leur nombre maximum à l’intérieur de la grande surface.

«Or, aujourd’hui, force est de constater que les clients ne désinfectent plus systématiquement leur caddy. Parfois le matériel vient à manquer, mais parfois les clients ne le font tout simplement pas», constate la syndicaliste. «Vu que la situation sanitaire est assez similaire à celle du printemps dernier, les employeurs doivent prendre leurs responsabilités et garantir cette désinfection», estime-t-elle.

Via les comités pour la prévention et la protection au travail (CPPT), les syndicats appellent dès lors les entreprises de la grande distribution à faire respecter ces règles grâce à ces deux mesures, qui, couplées aux autres règles toujours existantes, permettraient de travailler dans un environnement plus sécurisant. La question d’une personne par caddy serait dès lors moins sensible, ajoute Delphine Latawiec.

Les représentants des travailleurs déplorent par ailleurs n’avoir aucune vue globale sur le nombre de cas en magasin ou le nombre de salariés placés en quarantaine.