AGRICULTURE

Nouvelle politique agricole commune: accord des 27 pays de l’Union européenne

Nouvelle politique agricole commune: accord des 27 pays de l’Union européenne

ÉdA

Les ministres de l’Agriculture de l’UE se sont mis d’accord au terme de longues heures de négociations sur une réforme de la nouvelle politique agricole commune (PAC), destinée à mieux prendre en compte les défis environnementaux et climatiques.

«Après une longue lutte, nous sommes arrivés à un accord crucial», a déclaré la ministre allemande de l’Agriculture Julia Klöckner (CDU) à l’issue d’une réunion des ministres à Luxembourg, tôt mercredi, assurant qu’un «bon équilibre» avait été trouvé entre souci de durabilité, contraintes écologiques et sécurité alimentaire.

Selon cette dernière, les Vingt-sept se sont mis d’accord sur un budget minimal obligatoire pour les «écorégimes», des primes versées aux agriculteurs pour soutenir les pratiques respectueuses de l’environnement. Elles représenteraient 20% des aides directes (premier pilier), selon cet accord.

Mais comme il n’est pas évident que les agriculteurs de tous les États membres s’engagent suffisamment rapidement dans ces écorégimes, des États craignaient de perdre des aides directes. Une phase transitoire de deux ans a donc été convenue, pendant laquelle les fonds qui n’auraient pas été utilisés ne seront pas perdus pour l’État membre et resteront dans son premier pilier, a exposé la ministre.

Les orientations adoptées par les États membres vont faire l’objet de pourparlers avec le Parlement européen, pour une entrée en vigueur à partir de janvier 2023.

De son côté, l’assemblée a commencé à voter mardi soir sur son mandat de négociation pour la PAC, sur base notamment d’une proposition de compromis des trois grands groupes politiques (PPE, S&D et RE). Ce compromis prévoit 30% d’aides directes obligatoires pour les écorégimes.

Mais les pourparlers à venir entre Conseil et Parlement ne tourneront pas autour de ce seul chiffre, a mis en garde Mme Klöckner, appelant à prendre en compte l’équilibre de la proposition du Conseil.

Autre élément de la réforme à venir, les petites exploitations seraient soumises à des contrôles simplifiés, «ce qui réduirait la charge administrative, tout en garantissant en même temps leur contribution aux objectifs environnementaux et climatiques».

Avec un budget déjà fixé d’environ 387 milliards d’euros pour sept ans, la PAC est le premier poste budgétaire de l’UE.