ATHLÉTISME

Dominique Noël amasse les breloques

Dominique Noël amasse les breloques

Dominique Noël (à gauche) est encore tombé face à un grand Stefan Rens. Doc

Troisième médailleen à peine quelques semaines pour le Hannutois, une fois de plus battu au sprint pour le titre.

Mais où va-t-il s’arrêter? Cette question, plusieurs adversaires de Dominique Noël doivent se la poser. Que ce soit sur les cross, sur la piste et même sur route, le Hannutois performe partout où il passe, comme il l’a encore prouvé dimanche dernier lors des championnats de Belgique sur route à Lokeren, où il a pris la deuxième place dans sa catégorie des plus de 50 ans. «Je n’ai été battu que de deux secondes par Stefan Rens, raconte le papa d’Enzo et Adrien. Il m’avait déjà privé du titre sur la piste pour une seconde il y a deux semaines. Et quelques semaines avant cela, il m’avait devancé pour la médaille d’argent du 5km sur piste. Il est tout simplement plus fort que moi au sprint.»

S’il avoue, bien logiquement, qu’il aurait préféré repartir avec le plus beau des métaux, l’athlète de 52 ans sait qu’il revient de loin après un début d’année marqué par une vilaine blessure. «Pendant trois mois, j’ai seulement pu faire de l’endurance, ce n’était pas possible de travailler les intervalles, se souvient Dominique Noël. Pour moi, revenir à un tel niveau, c’est déjà une superbe victoire. »

Il est vrai que depuis maintenant dix ans, Dominique Noël enchaîne les performances au plus haut niveau, alors qu’il a découvert la discipline sur le tard. «Lors de mon divorce à 40 ans, il fallait que je fasse quelque chose. Et je me suis vite rendu compte que j’avais des capacités, souligne celui qui est suivi, comme ses enfants, par Roger Igo, l’entraîneur iconique du WACO. Je le reconnais, j’avais dit que j’arrêterais la compétition de haut niveau après cette année 2020. Quand j’ai été blessé au début de saison, cela a renforcé ma conviction parce que je ne fais pas du sport pour être blessé. Mais là, je n’ai plus mal. Et à cause de l’épidémie de coronavirus, on n’a pas eu énormément de compétitions à se mettre sous la dent (NDLR: les championnats d’Europe et du monde ont notamment été annulés). Je me tâte encore, mais je pense bien que je vais rempiler pour une saison de plus.»

En attendant de ranger les spikes et les baskets, l’athlète de 52 ans a déjà entamé sa reconversion puisqu’il travaille dans un magasin spécialisé dans le jogging et il vient de commencer une carrière de coach dans son club de cœur. «Tout à fait, c’est un rôle qui me plaît, et pas forcément pour coacher des élites. Le côté réathlétisation après qu’une personne n’ait pas bien fait les choses, c’est aussi très intéressant, opine Dominique Noël. Je suis les conseils de Roger Igo, mais je sais aussi que je vais devoir suivre des formations. Par contre, ce sera seulement quand j’aurai arrêté la compétition. Parce que je veux faire les choses à fond et ce n’est pas possible de combiner les deux. »

Un grand ouf de soulagement pour les supporters du Hannutois, qui devraient donc encore pouvoir savourer ses performances durant quelques mois!