JUDICIAIRE

Ces promos «Covid» qu’il ne fallait pas montrer, une très chère place de parking... 6 étonnantes affaires judiciaires survenues en Wallonie

Ces promos «Covid» qu’il ne fallait pas montrer, une très chère place de parking... 6 étonnantes affaires judiciaires survenues en Wallonie

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Entre un commerçant qui pratique des promos en plein covid et Pascale qui risque jusqu’à 700€ pour une place de parking. On vous parle notamment portefeuille dans les histoires survenues cette semaine dans les tribunaux en Wallonie

Conflit de voisinage, vol, infraction au code de la route, agression, autant de motifs de se retrouver face au tribunal. S’il existe une multitude d’alternatives pour l’éviter, force est de constater que nos tribunaux sont pleins. Face à ces hommes et ces femmes pris en défaut: un juge. À lui de juger les arguments de chacun pour ensuite opter pour la compréhension, le sermon et parfois la punition. Mais il faut bien reconnaître que parfois, il est difficile de détecter la sincérité de la mauvaise foi. En effet certains usent de fourberie quand ils font face au tribunal. Toutes les excuses sont bonnes. L’Avenir vous invite à découvrir ces petites scènes insolites de vos tribunaux mais aussi des tranches de vie.

 

1.Des promos «Covid» qui coûtent cher au supermarché

 

Un gérant avait lancé des promos «boucherie» en début de confinement. C’était illégal. L’homme s’est retrouvé au tribunal correctionnel pour tenter de s’expliquer. D’abord en insistant sur la nuance: «Je n’ai pas fait de folders, pas de pub pour l’annoncer à l’extérieur. Les promos, c’était à l’intérieur du magasin.» Sans succès.

Il a alors expliqué le contexte: «Ce genre de promo est décidée entre six et huit semaines à l’avance. Si je ne fais pas de promo, je me retrouve donc avec des produits frais. Et qu’aurais-je dû faire? Les mettre à la poubelle?»

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2.Au nom du père, du fils et de l’immatriculation

 

La morale et la loi, ce sont deux choses très différentes. Un fils pourrait l’apprendre à ses dépens. Dès le début de son compte-rendu d’audience, notre collègue pose toute l’ambiguïté du débat.

Les faits se passent en province de Liège. Un papa s’est servi du nom de son fils (le même pour tous les deux, forcément) mais aussi de son prénom pour faire immatriculer sa voiture auprès de la DIV. Du coup, c’est bel et bien au fils qu’on réclame le remboursement de la taxe de mise en circulation (et tous les intérêts qui se sont accumulés depuis). S’il n’a rien versé les premiers temps, estimant n’avoir pas à le faire, le jeune homme, encore étudiant, a bien dû se résoudre à rembourser, à coups de 10€ par mois. De l’argent que le jeune Villersois tente depuis de récupérer de son papa.

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3.Attrapez-le enfin si vous le pouvez

 

Tout a commencé par un problème de stationnement. Mais une odeur de cannabis poussa les policiers à se renseigner sur l’individu. Et ce dernier tenta de se faire la malle, par deux fois. Et lors des audiences, l’homme se fait à nouveau porter pâle.

Ce que regrette une des policières qui avait procédé à l’arrestation mouvementée: «comme on travaille à la proximité, on le croise régulièrement et on sera encore amenés à le croiser souvent. C’est dommage qu’il ne soit pas là, on aurait pu mettre un point final à ce dossier de rébellion

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Citation de la semaine:

 

 

Ce qu’il y a de bien dans cette histoire, c’est que Monsieur a quelqu’un qui l’aime vraiment .Sa compagne m’a écrit une lettre il y a quelques jours, je vais vous la lire.

 

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4.Pascale risque de devoir payer 700€ la place de parking

 

Ce lundi matin, c’est presque l’embouteillage devant le tribunal correctionnel de Namur pour des dossiers de… stationnements intempestifs. Autant dire qu’il n’y a pas mort d’homme. Par contre, c’est le portefeuille des contrevenants qui risque de souffrir si les sanctions administratives sont confirmées. Notamment pour Pascale.

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5.Ce conducteur n’avait rien pour lui et il n’a pas fait profil bas

 

«Ni certificat de contrôle technique ni d’assurance ni de permis de conduire. En plus, il a bu. La totale!» Ce jour-là, à l’audience, le substitut du procureur du roi fulmine. Dire que cette histoire a débuté par… une balade en voiture sans plaque. Et lorsque les policiers, dont l’attention a été fatalement attirée par le manège, interceptent le conducteur, ils n’en croient pas leurs yeux. Mais le conducteur ne va pas s’arrêter là.

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On vous raconte la suite

Si vous lisez régulièrement cette chronique judiciaire, vous devez sûrement vous souvenir de cette infirmière qui, le 4 avril, était bien décidée à fêter son anniversaire malgré le confinement et l’interdiction de se regrouper. Une dizaine de personnes étaient présentes devant chez elle lorsque la police est intervenue.

La quadragénaire vient d’être condamnée.

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