CORONAVIRUS

La suspension de la taxe sur les hôtels de la capitale prolongée jusqu’à la fin de l’année

La suspension de la taxe sur les hôtels de la capitale prolongée jusqu’à la fin de l’année

Image d’illustration DragonImages – stock.adobe.com

Le parlement bruxellois a donné vendredi son feu vert à une prolongation, jusqu’à la fin de l’année, de la suspension de la taxe sur les établissements d’hébergement touristique, telle que prévue par arrêté de pouvoirs spéciaux du gouvernement régional en avril dernier.

Le motif réside dans la prolongation de la crise sanitaire du COVID-19 et de ses effets sur ces établissements durement touchés par la crise économique.

Nombre de ces établissements sont menacés de faillite et il n’y a pas lieu d’espérer une amélioration de leur situation financière avant la fin de l’année.

En temps normal, cette taxe rapporte chaque année quelque 24 millions d’euros par an dans les caisses de la Région-capitale.

Par ailleurs, interrogée au cours de la séance plénière sur l’état d’avancement du projet d’octroi d’une prime de 3.000 euros pour les bars et cafés contraints de demeurer porte close, la secrétaire d’État à la Transition économique, Barbara Trachte (Écolo), a souligné que la décision de fermer ces établissements avait été prise par la cellule de crise notamment sur foi de l’information selon laquelle 55% des personnes contaminées disent avoir passé un moment dans l’horeca.

De plus, en Flandre, les acteurs locaux ont souligné que le protocole sanitaire dans les cafés n’était pas appliqué. Cette situation a conduit à des mesures plus dures, également à l’étranger, a-t-elle fait observer.

L’arrêté formalisant les conditions d’octroi de la prime de 3.000 euros arrivera incessamment en première lecture sur la table du gouvernement bruxellois. Il a dû être ajusté en fonction des critères retenus au niveau fédéral. Il sera soumis en pour avis en extrême urgence au Conseil d’État, de sorte que le montant promis puisse se trouver sur le compte des bénéficiaires avant la fin de l’année.

L’administration bruxelloise prendra spontanément contact avec ceux dont elle a déjà les coordonnées depuis l’octroi d’une première prime de 4.000 euros octroyée au début de la pandémie, a encore dit Mme Trachte.